SPIEN

Rentrée : les cadres de l’éducation nationale expriment leurs inquiétudes

dimanche 26 septembre 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Les chefs d’établissement et les inspecteurs de l’éducation nationale expriment les difficultés à appliquer les réformes en cours, notamment celle de la formation des enseignants et évoquent un climat qui se dégrade.

« Une profonde perte de confiance », tel est le climat de rentrée. Un climat détérioré depuis une dizaine d’année par la « succession endiablée de ministres et de politiques zigzagantes ». Le collège, le « trou noir de l’éducation nationale ». Les nouveautés de la rentrée concernent, entre autres, la mise en place du socle commun de compétences et de connaissances au collège et l’application de la réforme du lycée en 2de. Les deux syndicats des chefs d’établissement – le SNPDEN et Indépendance de direction (ID) – ont approuvé cette dernière. Richard Wach, secrétaire général de ID, note toutefois que son application rend la rentrée « compliquée, notamment en termes d’emploi du temps ».

Mais la plus grande préoccupation des chefs d’établissement en cette rentrée est de trouver des enseignants tuteurs, prêt à accompagner, durant l’année, leurs collègues stagiaires, lauréats des concours 2010, qui arrivent devant les classes sans avoir suivi de formation pratique. « On cherche désespérément des tuteurs, s’inquiète M. Tournier. Les chefs d’établissements finissent par recruter de jeunes enseignants peu expérimentés pour assurer cette mission. Par la voix de Patrick Roumagnac, son secrétaire général, le SIEN, syndicat majoritaire des inspecteurs de l’éducation nationale ont dû concentrer leurs forces sur l’accompagnement des nouveaux professeurs « cela détourne de leurs tâches traditionnelles, comme la formation continue, et pourrait, à terme, poser de gros problèmes ».

Patrick Roumagnac stigmatise une situation qui se dégrade : « Dans l’enseignement professionnel par exemple, avec la réforme du bac en trois ans, les jeunes qui n’auront pas le bac pro seront dans une situation pire qu’avant. Plus généralement, la réforme du lycée ne se décrète pas d’un claquement de doigts ministériel. Bien des pans n’en seront appliqués qu’au fur et à mesure ». Patrick Roumagnac se dit prêt à réfléchir aux rythmes scolaires dans l’enseignement primaire avec les enseignants dits « désobeisseurs » pour qu’ils appliquent les deux heures d’aide personnalisée. Le SNPDEN et le SIEN envisagent de travailler ensemble. Ils réfléchiront notamment à ce que pourrait être une nouvelle formation des enseignants. « Ce dossier devra être rouvert avant le printemps 2012 » a averti M. Tournier.

Coté enseignants, outre la question des retraites, les syndicats entendent protester contre la poursuite des suppressions de postes. « Que va-t-on inventer pour supprimer 16 000 postes en 2011 (autant ont été supprimés en 2010). Autre source d’inquiétude, l’absence de formation professionnelle des professeurs stagiaires, conséquence de la réforme de leur formation, dite « mastérisation ». A la rentrée, les lauréats de concours sont directement affectés devant une classe, certains pour un service complet. Ils devraient bénéficier d’un tutorat en début d’année scolaire, inclus dans le tiers temps de formation.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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