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La fonction de recteur s’ouvre aux hauts fonctionnaires.

jeudi 23 septembre 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Depuis l’été, le mode de nomination des recteurs a changé. Un décret du 29 juillet 2010 prévoit qu’il est désormais possible de nommer recteurs « des personnes ayant exercé les fonctions de secrétaire général de ministère ou de directeur d’administration centrale pendant au moins 3 ans ». Pour Bernard Toulemonde, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, ce texte marque une rupture avec une tradition vieille de deux siècles. Depuis le début du XIXe siècle en effet, les recteurs sont des universitaires. En 2011, le corps s’ouvre, à hauteur de 10% à « des personnes titulaires du doctorat justifiant d’une expérience professionnelle de dix ans dans le domaine de l’enseignement, de la formation ou de la recherche ». Trois recteurs sur trente sont issus de ce contingent dérogatoire. Le décret de juillet dernier porte ce contingent à 20%, incluant désormais en plus, des hauts fonctionnaires. Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de tenir compte « des évolutions récentes de la fonction de recteur », lit-on dans le compte rendu du conseil des ministres du 28 juillet.

Outre cette exigence de professionnalisation, « c’est à une banalisation de la fonction que l’on assiste », note M. Toulemonde, rappelant la forte pression qu’exercent depuis plusieurs années sur le gouvernement, les énarques pour accéder au corps rectoral. Ce changement est aussi emblématique, selon lui de l’éloignement des rectorats aux universités autonomes, d’un affaissement des universitaires dans le système français, et d’une reprise en main du politique sur la fonction de recteur.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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