SPIEN

Les académies préparent les suspensions de postes pour 2011.

mardi 15 juin 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Début mai, lors d’une réunion avec les recteurs, le ministère a présenté un document confidentiel qui détaille une dizaine de « leviers ». A elles de voir lesquels elles peuvent actionner pour tenir l’objectif du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux pour 2001-2013, et ce « sans dégrader les performances globales ». Ce dialogue, dont le ministère souligne le caractère novateur doit déboucher sur un « schéma d’emplois 2011-2013 ». Dès 2011, de 15000 à 17000 postes sont à supprimer. Est-il possible, par exemple, d’augmenter la taille des classes ? Le document indique que dans le primaire « toutes les marges n’ont pas encore été utilisées ». Hypothèse d’autant plus envisagée que le nombre d’élèves par classe est resté stable ces dernières années. « Les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes », assure le texte. Les économies pourraient être rapides. « En théorie, une augmentation d’un élève par classe en moyenne devrait se traduire, au niveau national, par une économie de plus de 10 000 classes, soit un peu plus de 4 % du contingent total », souligne le document. La fermeture, la fusion ou le regroupement de petites écoles, rurales pour l’essentiel, sont également citées comme moyen d’économiser des postes. Un quart des 54000 écoles de France ne compte en effet qu’une ou deux classes. La fermeture d’écoles « peut encore progresser, en accord avec les communes concernées », précise le document. Autre « coupe » possible, la scolarisation des enfants de 2 ans. Si la moyenne nationale est de 15%, certaines académies sont bien au-delà : à Lille, le taux est de 42%, contre 4% à Paris. Les académies sont aussi priées de mieux organiser le remplacement des enseignants absents en recourant à des non titulaires ; de placer davantage les sessions de formation continue pour les professeurs « hors temps scolaire », de supprimer « un millier d’emplois »d’intervenants extérieurs et d’assistants étrangers en langue « sans nuire à la qualité de la formation dispensée aux élèves ». La publication de ce document a immédiatement déclenché une polémique. « Ces mesures, si elles se confirmaient, se traduiraient par des milliers d’enseignants des écoles manquant devant les élèves lors des rentrées 2011, 2012 et 2013. Le président la République veut-il devenir le champion de l’absentéisme des enseignants dans les écoles ? ». « La recherche d’économies budgétaires broie désormais toute ambition éducative pour notre pays ». « J’ai choisi une méthode qui consiste à ne pas décider de manière autoritaire depuis le ministère mais à travailler académie par académie, école par école » à partir des besoins de chacun s’est défendu Luc Chatel le 1er juin.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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