SPIEN

La lassitude des enseignants en fin de carrière est accentuée par un « problème de reconnaissance ».

lundi 29 mars 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Pourquoi l’enseignement suscite-t-il des désirs précoces de départ en retraite et une forte opposition à toute allongement de la durée de carrière au-delà de 60 ans ?.

Une étude réalisée en 2007-2008 par Dominique Cau-Bareille dans le cadre du Créapt (Centre de recherches et d’études sur l’âge et les populations au travail) apporte une série de réponses à ce sujet. Fondées sur des entretiens approfondis sur le vécu du travail, les investigations montrent que la lassitude est accentuée par le fait que les enseignants ont « un problème de reconnaissance extrêmement vif ». Selon l’étude, les enseignants « ont souvent le sentiment d’être considérés comme conservateurs, hostiles par principe à l’innovation alors qu’ils disent déployer de nombreux efforts pour faire face à d’importants changements ».

La lassitude n’est pas ressentie de manière homogène à tous les niveaux scolaires. Les enseignantes de maternelle, par exemple mettent au premier plan la pénibilité physique de leur travail, alors qu’à l’école élémentaire c’est plutôt le risque d’échec dans la prise en charge des élèves en difficulté qui motive le malaise. Issu de l’écart entre les objectifs officiels et la réalité, le même type de frustration est plus intense chez les professeurs de collège. Enfin, la tonalité est différente au lycée, où les enseignants évoquent en premier lieu la fatigue liée aux préparations de cours et surtout aux corrections des copies.

Source : la lettre de l’éducation.


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