SPIEN

Une centaine de parents et professeurs manifestent pour plus de remplaçants.

jeudi 21 janvier 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Une centaine d’enseignants et de parents d’élèves, venus principalement de Seine-Saint-Denis, ont manifesté mercredi à Paris aux abords du ministère de l’Education nationale pour réclamer davantage de professeurs remplaçants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sous la pluie, les manifestants ont entonné des slogans tels que : "On veut des remplaçants, et des titulaires, pas des précaires" ou "ils suppriment des postes d’enseignants, pour nos classes on veut des remplaçants".

Venus de plusieurs villes du 93 comme Aubervilliers, Rosny-sous-bois ou Saint-Ouen, ils ont dénoncé la multiplication depuis la rentrée dans ce département des remplacements non assurés lorsque des professeurs sont absents.

"L’inspecteur du primaire nous a dit qu’en cas d’absence inférieure à deux semaines, le remplacement ne pouvait être garanti", a témoigné à l’AFP Valérie Gerbin, élue de la fédération de parents FCPE au conseil de l’école de Rosny-sous-bois, où sont scolarisés ses deux enfants.

"Cette année, mes enfants ont déjà connu une semaine puis deux jours sans remplaçant. En cas d’absence, les autres instits prennent en charge les enfants dans leurs classes, mais comme elles sont déjà très chargées, ça devient ingérable", a-t-elle ajouté.

Interrogé par téléphone pour savoir si la Seine-Saint-Denis connaissait des problèmes plus criants qu’ailleurs, Gilles Moindrot, le secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a répondu qu’il existait effectivement un "problème spécifique à ce département".

"La Seine-Saint-Denis manque d’enseignants car il n’y a pas eu de recrutement suffisant cette année. Il n’y a pas eu assez de postes offerts au concours d’instituteurs, et donc cela se ressent sur les remplacements", a-t-il déclaré à l’AFP.

Dans la manifestation, au milieu des drapeaux des syndicats SNUipp-FSU, Sud et Cgt Educ’action et des nombreux médias venus la couvrir, un chercheur du CNRS en fin de carrière, Jacques Fossey, a témoigné du remplacement qu’il a fait fin 2009 dans le collège de ses enfants, à la demande de l’administration.

Chercheur en chimie, il a donné dans ce collège de Seine-et-Marne des cours de technologie, payés 36 euros de l’heure.

"Professeur, ça ne s’improvise pas, je devais préparer les cours", a-t-il dit, "et surtout je n’étais pas du tout prêt à affronter un groupe de 30 adolescents, tout simplement parce que je n’y avais jamais réfléchi".

Source : AFP


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