SPIEN

Le rôle des conseils pédagogiques renforcé au cœur de la réforme du lycée.

mercredi 9 décembre 2009 par SPIEN - Matulik / Terver

Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, l’avait annoncé : « le conseil pédagogique n’est pas effectif. Nous allons rédiger un texte pour y remédier ». C’est chose faite : un projet de décret détaillant sa composition, ses compétences et son fonctionnement a été examiné le 10 décembre par le Conseil Supérieur de l’Education. L’instance, prévue par la loi sur l’école de 2005, devra notamment organiser les deux heures d’aide individualisée, visant « le soutien, l’approfondissement et l’aide à l’orientation ». Ses propositions seront ensuite soumises par le chef d’établissement au conseil d’administration. Les dotations horaires consacrées au dispositif d’accompagnement personnalisé relèvent ainsi de l’autonomie des établissements. Un autre projet de décret assouplit les procédures d’affectation des élèves, afin de leur permettre le « droit à l’erreur » : en cours ou en fin d’année de terminale, les élèves de la voie générale ou technologique peuvent changer d’orientation sur demande écrite des responsables légaux ou de l’élève majeur, après avis du conseil de classe. En ce qui concerne l’organisation des trois niveaux du lycée, peu de surprises par rapport à ce que le ministre avait communiqué le 26 novembre. Le changement principal concerne les enseignements d’exploration de la classe de 2de : les dédoublements seront de dix heures trente « en moyenne », le montant exact sera fixé par le recteur. La troisième langue vivante et les langues anciennes seront les seuls enseignements d’exploration dont l’horaire est porté à 3 heures. Malgré les protestations des professeurs de sciences économiques et sociales leur discipline est maintenue à une heure trente d’exploration obligatoire. D’ores et déjà, la commission des finances du Sénat a demandé des clarifications budgétaires. Nombre de mesures - accompagnement éducatif, nouvelles matières en série littéraire, stages pour les élèves et les enseignants, etc. - « sont susceptibles d’être coûteuses ». La commission préconise notamment le recours au CNED pour maintenir les options a effectif réduits. Elle s’interroge sur l’efficacité de l’accompagnement personnalisé en matière d’égalité des chances : « d’une part, elle ne permet pas de toucher la cible prioritaire des élèves ; (…) d’autre part, le volontariat des enseignants peut déboucher sur une inégalité de l’offre de formation ».

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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