SPIEN

Chatel propose aux enseignants des revalorisations, jugées insuffisantes.

mercredi 7 octobre 2009 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a proposé jeudi aux syndicats d’enseignants d’ouvrir quatre chantiers de revalorisation financière, des propositions jugées à ce stade insuffisantes par les syndicats.

Selon le discours mis en ligne sur le site du ministère, le premier chantier concerne "les débuts de carrière", il est lié à la réforme de la formation qui va élever le niveau de recrutement à Bac+5 et, pour ces enseignants débutants, M. Chatel propose une augmentation de "100 euros par mois" au miminum.

Le deuxième chantier est celui du "rattrapage", pour éviter que les professeurs avec quelques années d’ancienneté se retrouvent moins bien payés que les débutants augmentés.

Le troisième est relatif à de "nouvelles missions" qui seront proposées dans le cadre de la réforme du lycée, comme l’orientation ou le tutorat.

Le quatrième est "l’avancement de grade" et il vise à "faire évoluer les critères d’avancement en assurant un meilleur équilibre entre le mérite et l’ancienneté". Cela concernera tant les professeurs que les autres personnels.

M. Chatel a ajouté qu’"améliorer la condition des enseignants (...) ne saurait se limiter en toute hypothèse à 40.000 d’entre eux !".

Au volet "ressources humaines", il a dit que le Droit individuel à la formation (DIF) devait être proposé aux personnels de l’Education.

Il a insisté sur "les vertus" du dialogue social et dit être "frappé" par la "compétence" et le "dévouement" des enseignants, mais aussi par "leur isolement face à une société qui a, hélas, développé une vision trop consumériste de l’école".

Si dans l’ensemble les syndicats ont approuvé les principes énoncés et salué la volonté de dialogue, ils ont été déçus par l’aspect financier.

"Les propositions sont particulièrement limitées", "rien n’est prévu pour la masse des enseignants en exercice", a déploré la FSU, première fédération, dans un communiqué. Alors que le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a parlé de "provocation", Gilles Moindrot, patron du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a appelé M. Chatel à "revoir ses propositions".

"Cent euros mensuel de hausse, alors que cela correspond à une élévation de qualification à Bac+5, c’est un faible point de départ pour une discussion. On partage le constat d’une dévalorisation de la fonction enseignante, mais on ne voit pas quelque chose d’ambitieux qui répond à cela", a-t-il dit à l’AFP.

Source : AFP


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