SPIEN

Réactions critiques à la proposition de Darcos contre la violence à l’école.

samedi 23 mai 2009 par SPIEN - Matulik / Terver

Les propositions de Xavier Darcos contre la violence scolaire ont suscité de nombreuses réactions politiques, en majorité négatives.

Le ministre de l’Education a proposé jeudi de réfléchir à la création d’"une force mobile d’agents" intervenant "sur des missions de prévention et de contrôle" de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

— Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis a jugé que Xavier Darcos "se moque un peu du monde" en proposant de créer "une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire" alors que "pendant des années, il a réduit le nombre de surveillants".

"Le problème est d’avoir un encadrement de surveillants" qui "sont là tout au long de l’année, qui connaissent les enfants" et "qui peuvent les suivre", ceux qu’on appelait autrefois "les pions".

— Bruno Julliard, secrétaire national du PS chargé de l’éducation, a estimé que "quand un gouvernement en vient à proposer de substituer des policiers aux enseignants, c’est qu’il a échoué sur toute la ligne".

"En quatre ans, ce sont plus de 40.000 suppressions d’emploi dans l’Education nationale qui ont largement contribué à dégrader le climat dans les établissements scolaires !"

— Marielle de Sarnez, bras droit du président du MoDem François Bayrou, a prédit que "ce n’est pas une démarche éducative, ce ne sera d’ailleurs pas non plus une démarche répressive, parce que ça ne se fera pas".

"Ce qu’il faut, c’est rétablir l’autorité à l’école. En mettant davantage d’adultes, d’éducateurs, de surveillants au lieu d’en supprimer régulièrement".

— Philippe Vigier et Nicolas Perruchot, députés du Nouveau Centre (allié à l’UMP), ont jugé la proposition "à contre-courant", car la création de ces Forces Mobiles d’Agents pouvant fouiller les sacs à l’entrée des classes "risque aussi de faire monter les tensions". Ils réclament "que des sanctions soient prises à l’encontre des parents", "qui abandonnent leur rôle éducatif".

— Daniel Cohn-Bendit (Verts) critique notamment la proposition prévoyant la possibilité de fouiller les élèves. "Cela ne se fera pas" mais "c’est ça qui est grave, c’est qu’on dit quelque chose dont on sait pertinemment que ça ne se fera pas". Aujourd’hui "on arrête les enfants entre 6 et 10 ans, on les amène au poste et maintenant on va les fouiller de l’école maternelle au bac, mais c’est de la folie".

— Olivier Besancenot (NPA) souligne que "Sarkozy et ses amis fustigent en boucle la prétendue violence employée par les salariés licenciés. Mais en réalité, en matière de violence, les Sarkozy, Darcos, Alliot-Marie et autre Besson, sont des experts".

— L’UMP condamne le Parti socialiste, qui a" tort de vouloir ridiculiser" les propositions de Xavier Darcos. "Refuser par principe les solutions innovantes de Xavier Darcos, qui ont l’immense mérite de concilier la nécessité de respecter l’école comme un lieu à part, tout en donnant à la société les moyens de réagir à la violence, est tout simplement irresponsable".

— Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a dit "comprendre" Xavier Darcos. Il "a lancé un débat" et "je comprends qu’il souhaite vis-à-vis de l’opinion publique réagir très vite pour dire : on fait quelque chose". "Notre école est menacée de désintégration", estime-t-il.

Source : AFP


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