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François Fillon confirme le report des examens en raison du conflit universitaire.

jeudi 23 avril 2009 par SPIEN - Matulik / Terver

François Fillon a confirmé mercredi que dans certaines universités les dates d’examens, décidées par les établissements, seraient "retardées de quelques mois" après la tenue de "cours de rattrapage", conséquence directe du conflit universitaire entré dans sa 12e semaine.

Sur 83 universités, "20 à 25 sont affectées par le mouvement" des étudiants, a affirmé le Premier ministre. "Dans ces sites, dans certains cas, les examens ne pourront pas se tenir à la date prévue", a-t-il précisé mercredi sur France Inter.

"Il faudra au minimum que des examens soient retardés de quelques mois et que des cours de rattrapage soient conduits", a-t-il ajouté.

Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche a temporisé, estimant à "quelques jours voire quelques semaines", la durée du report, et en précisant que seule "une dizaine d’universités", ayant fait parvenir leurs plans de rattrapage au ministère, étaient concernées.

La Conférence des présidents d’université (CPU) s’est également étonnée via sa vice-présidente, Simone Bonnafous, des déclarations du Premier ministre, en rappelant qu’il n’appartenait pas au gouvernement de décider du calendrier des examens. "Il y a autant de dates et autant de modalités qu’il y a d’universités", a-t-elle dit.

Au retour des vacances de Pâques, les conseils centraux d’université doivent se réunir pour décider des modalités et des dates de sessions, à partir des bilans établis par les directeurs d’Unités de formation et de recherche (UFR), a précisé Mme Bonnafous.

En effet, la situation diffère d’une UFR à une autre au sein d’un même établissement et d’un campus à l’autre. "Les facultés en sciences de gestion et économie, de droit ou de médecine n’ont quasiment pas été touchées", a rappelé la vice-présidente de la CPU.

Sur certains campus, des rattrapages de cours se mettent petit à petit en place. A Rennes-II, Perpignan ou Saint-Etienne, ils ont débuté au cas par cas pendant les vacances de printemps. A Avignon, on a choisi une formule de contrôle continu.

Une grande partie des universités concernées ont prévu de reporter les examens de mai à juin, jusque début juillet pour certaines, voire de placer la deuxième session, dite de rattrapage, au mois de septembre.

Contacté mercredi par l’AFP, le président de l’université Rennes II, Marc Gontard, a par exemple qualifié d’encore "confuse" la situation dans son établissement et envisage de reporter au mois de septembre l’ensemble des examens.

Proposée par la Coordination nationale des universités (CNU), la "validation automatique" du second semestre garantissant à tous les étudiants l’obtention du diplôme semble donc partout rejetée.

Selon M. Fillon lui-même, un semestre validé automatiquement aurait été "catastrophique pour l’avenir de l’université française, pour sa réputation, pour son image dans le monde et donc pour ses étudiants qui auraient des examens au rabais".

Reste que rien ne garantit la reprise totale des cours, de nombreux universitaires (FSU, principal syndicat, le collectif Sauvons l’Université ou encore la CNU) appelant à la poursuite du mouvement contre les réformes en cours qui touchent notamment à l’autonomie des universités, au statut des enseignants-chercheurs ou encore à la formation des enseignants.

Source : AFP


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