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Il menace un élève de lui couper le zizi : amende requise contre l’instituteur.

mardi 31 mars 2009 par SPIEN - Matulik / Terver

Une amende de 600 euros avec sursis a été requise lundi en correctionnelle à Dijon, à l’encontre d’un instituteur de Liernais (Côte-d’Or) qui avait menacé verbalement un élève de CM1 de lui "couper le zizi", en brandissant un cutter.

Le tribunal, devant lequel il comparaissait pour "violence sans incapacité", a mis son jugement en délibéré au 11 mai.

Jean-Paul Laligant, 52 ans, dont "30 ans d’une carrière sans reproche et sans faille", selon son avocate, Me Dominique Clément, a expliqué au tribunal, statuant en juge unique, comment le "26 septembre 2008", premier jour de son remplacement dans cette classe, il fut confronté à Julien, un élève "perturbateur" de 9 ans.

"Les enfants sont venus me dire qu’il n’arrêtait pas de montrer son zizi. Je l’ai fait venir à mon bureau, j’ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse", a-t-il dit.

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Suivra, pour l’instituteur, une suspension de l’Education nationale de quatre mois, avec maintien du traitement, et une garde à vue de "neuf heures".

Les élèves de sa classe avaient auparavant été auditionnés un à un, tout comme la maman de Julien à qui l’on conseilla de porter plainte.

Ces faits ont été qualifiés d’"anodins" par les centaines de personnes rassemblées en un "comité de soutien à Jean-Paul", élus, enseignants et parents d’élèves confondus. Deux cents d’entre eux étaient présents lundi à l’audience.

Mais pour la substitut du procureur, Marie-Eugénie Avazéri, ces faits nécessitent "une réponse pénale" car "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d’en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

L’élément intentionnel étant constitué par la "volonté de faire peur, d’intimider l’enfant" a-t-elle ajouté, requérant "une peine de 600 euros assortie du sursis".

Un réquisitoire qui suscita l’indignation et les cris d’une partie du comité de soutien, dont un membre fut exclu de la salle d’audience, tandis que la défense plaidait la relaxe.

Source ; AFP


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