SPIEN

Vers des concours enseignants allégés et plus « professionnels ».

lundi 17 novembre 2008 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministère de l’éducation nationale a présenté récemment la nouvelle maquette des nouveaux concours de recrutement des enseignants. Deux épreuves écrites d’admissibilité seront organisées en janvier, suivies en juin, de deux oraux d’admission plus « professionnels ».

Un nombre d’épreuves limité à 4 contre 5 à 8 aujourd’hui, et plus de « pratique ». Tel est le nouveau visage des concours de recrutement de professeurs qu’a présenté dans le cadre de la réforme sur la mastérisation, le doyen de l’inspection générale, François Perret. Si tous les concours demeurent (CRPE, Capes, Capeps, Capet, CAPLP, concours de recrutement de CPE), l’optique change : « ils n’ont plus pour fonction de revalider ce qui a déjà été fait sur le plan universitaire, mais de classer les étudiants. » D’où un net allégement des épreuves à partir de la session 2010, avec notamment la disparition des épreuves d’EPS et de langues pour le CRPE. Seule exception : l’agrégation reste quasi inchangée, avec seulement un léger infléchissement des épreuves orales, désormais un « exercice pédagogique » et une « épreuve d’entretien avec le jury ».

Pour tous les autres concours, les deux premiers écrits d’admissibilité (40% de la note), de facture disciplinaire assez classique, testeront en janvier la connaissance des programmes (au niveau licence pour rester un concours « généraliste ») : pour le premier degré, un écrit en « français et en culture humaniste », l’autres en « mathématiques et culture scientifique et technologique » ; pour le second degré, ils porteront sur la ou les disciplines de la matière, et feront l’objet d’un tirage au sort pour les matières à trois disciplines (type français-latin-grec).

La nouveauté apparaît surtout dans les nouvelles aptitudes « plus professionnelles » testées lors des épreuves d’admission qui auront lieu en juin. Les candidats devront réaliser une leçon, à partir d’un sujet tiré au sort et replacé dans une progression disciplinaire (niveau collège et lycée, par exemple), et prouver lors d’un entretien devant un jury leur connaissance du fonctionnement et des valeurs du service public d’éducation. Cette dimension professionnalisante devrait être renforcée par l’intégration dans les jurys de « personnels de la société civile ». Cette réforme devrait selon les syndicats permettre au ministère de réaliser 30% d’économie sur le coût actuel des concours.

Il reste néanmoins aux experts à adapter les maquettes « spécialité par spécialité » pour les présenter dans leur version définitive.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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