SPIEN

Elections professionnelles : « Les syndicats de la FSU devraient rester majoritaires ».

jeudi 13 novembre 2008 par SPIEN - Matulik / Terver

Propos recueillis auprès de D.Robert, professeur à l’université LYON II par la lettre de l’éducation.

A quelques semaines des élections professionnelles, quels sont les grands enjeux pour les syndicats enseignants ? Le premier enjeu réside dans le taux de participation. En 2005, lors du précédent scrutin, ce taux était assez fort, près de 62% comparé à d’autres élections professionnelles (prud’hommales : seulement 30% de participation). Cependant, ces élections intervenant deux ans après les grandes grèves de 2003 contre la réforme des retraites, on aurait pu s’attendre à une plus forte participation. Or, elle a été en retrait de trois points par rapport à 2002. L’enjeu est donc de vérifier le degré d’attachement de la profession à sa représentation dans les commissions administratives paritaires. Un maintien serait encourageant, un recul ferait peser une nouvelle inquiétude sur les syndicats, sachant qu’au même moment le taux de syndicalisation des enseignants recule. Aujourd’hui, à peine un quart des professeurs sont syndiqués, contre 40%, il y a quinze ans. Les jeunes sont en particulier déboussolés par l’offre syndicale abondante, dans laquelle ils ne veulent pas choisir.

Au-delà de la participation, comment voyez-vous évoluer le paysage syndical ?

L’équilibre général de devrait pas fondamentalement être remis en cause. Les syndicats de la FSU (SNUipp, SNES, SNEP) devraient rester majoritaires sans problème, mais il n’est pas sûr qu’ils conserveront tous leur niveau actuel…Le score du SGEN-CFDT sera également scruté avec attention. Après l’approbation de la réforme des retraites par la CFDT en 2003, le SGEN - qui était réticent à l’égard des positions de sa confédération - avait perdu en audience. De plus, cette organisation, tout comme le SE-UNSA, est de plus en plus concurrencée sur les question de métier et de pédagogie par les syndicats de la FSU, qui se sont emparés très fortement de ces thématiques. Le SNES notamment, ne peut être réduit unilatéralement à « un syndicat conservateur » : il y a une réflexion et des propositions pédagogiques.

Le terme « pluraliste » de notre sigle (Syndicat Pluraliste et Indépendant de l’Education Nationale) ne va pas avec la notion de « syndicat majoritaire » que possède la FSU dans le paysage syndical. Si le SPIEN existe c’est que ses adhérents ne font pas aveuglément confiance à la FSU notamment au SNES. Un siège acquis au SPIEN dans le corps des certifiés aux élections du 2 décembre « démocratiserait » ainsi la représentation des personnels en CAPA sur Nancy-Metz. Le SPIEN a réalisé une liste d’union avec le SNCL-FAEN


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