SPIEN

Xavier Darcos et Fadela Amara vantent les mérites du "busing".

mercredi 15 octobre 2008 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education Xavier Darcos et la secrétaire d’Etat à la ville Fadela Amara ont vanté mardi les mérites du "busing" à Courcouronnes, où est expérimenté ce dispositif visant à favoriser la "mixité sociale" en scolarisant des élèves d’une école d’un quartier dit "difficile" dans un établissement du centre ville.

Cinquante appels à projets avaient été lancés au mois de juin, mais seules neuf villes ont effectivement mis en place le dispositif.

Celui-ci va malgré tout "monter en puissance", ont affirmé Mme Amara et M. Darcos.

A Courcouronnes, 20 élèves de CM2 scolarisés jusque là à l’école Jacques-Tati, classée en zone d’éducation prioritaire dans le quartier du Canal, prennent chaque matin un bus qui les emmène à l’école Paul-Bert, en centre-ville, à une dizaine de minutes de là. Ils sont répartis dans deux classes différentes.

Selon Stéphane Beaudet, maire UMP de Courcouronnes, ville coupée en deux par l’autoroute A6, les écoles du centre-ville "se vident", tandis que dans le quartier du Canal composé de HLM, la population est jeune.

"L’impression que nous avons eue, c’est que tout ça est un peu difficile à mettre en place, mais que ça marche très bien", a déclaré à la presse M. Darcos.

"Les élèves sont plus à l’aise, ils retrouvent un bonheur à venir à l’école, ils sont dans un cadre plus aéré, et le soutien qu’on leur apporte les fait progresser", a-t-il poursuivi, en soulignant que "tout ceci s’inscrit dans un projet global".

M. Darcos a en revanche récusé toute idée selon laquelle l’école Jacques-Tati, jusqu’alors "très surchargée", serait stigmatisée par ce dispositif. "Avec un peu moins d’élèves et avec les mêmes moyens ils peuvent travailler mieux aussi, c’est bien pour tout le monde", a-t-il dit.

Du côté des enfants qui s’assurent s’être fait de "nouveaux copains", les avis semblent partagés. "Ca ne change rien, juste l’endroit", a expliqué à l’AFP Fabien, 10 ans, lors du trajet en bus. "Moi, je voulais rester dans cette école (Jacques Tati), ça n’apporte rien", estime Eugelda, 11 ans.

A l’inverse, d’autres comme Fatoumata, 11 ans, affirment qu’il est "plus facile de travailler" dans sa nouvelle école. Pour Marion, 10 ans, l’école Paul-Bert est "plus calme", "à Jacques-Tati, il y a souvent des embrouilles de bagarres". "Mais sinon, c’est pareil", estime-t-elle.

Source : AFP


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