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La rentrée selon Xavier Darcos : rentrée tranquille et revalorisation du pouvoir d’achat.

jeudi 28 août 2008 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a parié jeudi sur une rentrée scolaire tranquille, en dépit des nombreuses réformes du primaire et des suppressions de postes dans le secondaire, défendant une école "nouvelle génération" à ses yeux "plus juste" et "où progressent les libertés".

"La rentrée se passera tout à fait normalement, il n’y aura pas de chaos. Les défilés avaient tort de s’inquiéter", a déclaré M. Darcos lors de sa conférence de presse de rentrée, en référence aux manifestations du printemps contre les 11.200 suppressions de postes prévues en collèges et lycées.

"On nous avait dit 11.200 (postes en moins, ndlr), c’est la fin de tout. Vous verrez la semaine prochaine que les élèves seront le même nombre par classe, ils seront même un tout petit peu moins. Nous aurons un meilleur taux d’encadrement que la rentrée précédente", a-t-il dit.

Selon lui, 6.000 écoliers de plus sont attendus dans le primaire public, mais ils seront 40.600 élèves de moins dans les collèges et lycées (publics).

Pour favoriser la scolarisation des handicapés en milieu ordinaire, 2.000 auxiliaires de vie scolaire (AVS) de plus ont été recrutés, portant leur nombre à 18.300.

Concernant l’autre motif d’inquiétude de la rentrée, les difficultés d’organisation des deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée en primaire, M. Darcos s’est montré volontariste.

"Débrouillez-vous ! C’est votre mission", a-t-il lancé aux élus locaux, en refusant catégoriquement de repousser la réforme d’un an comme l’Association des maires de France (AMF) le lui avait demandé.

Les écoles doivent placer cette aide le matin avant la classe, à la pause de midi, après 16H30 ou le mercredi matin, ces différentes solutions posant aux collectivités des questions de transport ou de restauration scolaires.

"Cessons de soulever des problèmes là où il faut trouver des solutions", a recommandé M. Darcos, en jugeant que les "difficultés" se situent "essentiellement dans les communes rurales".

Tonalité générale de son discours, le ministre a défendu "une école nouvelle génération" qui offrirait selon lui "plus de libertés" (assouplissement de la carte scolaire) et serait "plus juste" (dispositifs de soutien personnalisé), mais avec "moins de fonctionnaires".

"Je n’ai aucun complexe à défendre le non renouvellement d’un certain nombre d’emplois car le poids de la dette est considérable", a-t-il déclaré à propos des 13.500 suppressions de postes annoncées au budget 2009.

Mettant en application le "travailler plus pour gagner plus" présidentiel, il assuré que son ministère dégageait "tout de suite" 410 millions d’euros pour les enseignants, dont 294 millions au titre des heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations.

En cette rentrée, 4.200 emplois supprimés en collèges et lycées sont transformés en heures supplémentaires, selon le dossier de presse du ministère.

Figurent également dans les mesures d’"amélioration du pouvoir d’achat", la prime annuelle d’entrée dans le métier de 1.500 euros, la prime annuelle de 500 euros pour chaque enseignant qui ferait trois heures supplémentaires hebdomadaires ou la revalorisation des indemnités des directeurs d’école.

Selon le ministre, un professeur certifié qui accepterait trois heures supplémentaires verrait son salaire annuel augmenter de 4.400 euros.

Reste que cette politique ne concerne pas l’ensemble des enseignants : les syndicats réclament un plan de revalorisation pour tous, s’agissant des salaires comme des conditions de travail.

Source : vousnousils.fr


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