SPIEN

Le printemps de la contestation.

lundi 21 avril 2008 par SPIEN - Matulik / Terver

Le printemps 2008 est difficile pour le ministère de l’éducation nationale. « Tous les ingrédient sont réunis pour que cela se gâte » reconnaît même un recteur d’académie. 7000 postes supprimés dans le secondaire, la multiplication des heures supplémentaires que les chefs d’établissements doivent gérer et la chute de la popularité de Nicolas Sarkozy assorti du résultat des municipales. Début mars, des manifestations ont déjà émaillé les académies de Lille (500 manifestants), de Toulouse (200 à 300 manifestants), de Nice avec plusieurs blocages d’établissements ou encore de Nancy-Metz. « Dans les établissements, nous arrivons désormais à l’os » confirme un haut-fonctionnaire. Faute de pouvoir obliger un enseignant à prendre plus d’une heure supplémentaire par semaine, toutes ne peuvent pas être consommées et de plus en plus de chef d’établissement ont recours à des vacataires. Xavier Darcos insiste face à la colère des lycéens et fait preuve de fermeté sur les postes. Suite aux rencontres avec les syndicats lycéens Fidl et UNL, le ministre a promis qu’il assouplirait ses positions sur le bac professionnel trois ans et il a tracé les pistes de la réforme du lycée en promettant une concertation, mais sans fournir de cadre ni de calendrier. Les organisations lycéenne seront reçues la semaine prochaine dans le cadre des discussions engagées mais aucune sortie de crise n’est envisagée avant la mi-mai. Néanmoins, le président de la République doit faire des annonces sur de nouvelles suppressions de postes dans l’Education pour 2009 dans le cadre du « non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux ». Nous vivons un véritable climat de « conflit social » entre des enseignants dépités dont la charge de travail ne cesse de croître et qui font face à des réformes peu abouties, non réfléchies et discutées comme le bac professionnel trois ans et les lycéens qui ressentent la politique du gouvernement comme anti-jeune. En conclusion, il ne faut pas oublier que le ministre Xavier Darcos prépare ses pions, la concertation qu’il prépare sur la redéfinition du statut d’enseignant doit pouvoir donner plus de marges de manœuvre au système éducatif. Mais pour compenser la suppression de 60000 à 80000 postes d’enseignants d’ici à 2012, le ministre ne pourra faire l’économie d’une importante réforme du lycée.

Source des informations : la lettre de l’éducation et AFP.


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