SPIEN

Pour la majorité des parents, l’école s’adapte mal aux différences.

lundi 29 octobre 2007 par SPIEN - Matulik / Terver

47% des parents estiment que le dépistage des troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie et dysphasie) « se fait mal » à l’école. C’est ce qui ressort d’un sondage CSA-La Croix commandé par l’Union des parents d’élèves de l’enseignement privé (Unapel), qui met au cœur de cette année scolaire, la prise en compte par l’institution des enfants à besoins éducatifs particuliers -entre 5% et 10% des élèves. S’agissant de leur prise en charge, le constat est dur, observe le sociologue Julien Goarant, qui a supervisé l’étude. Parmi les 680 parents interrogés, 59% estiment en effet que l’école répond mal aux besoins des enfants précoces, contre 68% pour les enfants présentant des troubles du langage, de la lecture ou de l’écriture et 72% pour « les enfants inadaptés au système scolaire standard ». En matière de solutions, 67% des parents veulent une intégration dans une classe dite « normale » avec un accompagnement spécifique ». Pour cela l’Unapel réclame des moyens supplémentaires avec davantage de médecins scolaires, l’intégration dans la formation des enseignants d’une sensibilisation à la détection des troubles et l’ouverture de structures d’accueil de type CLIS. « Il y a en particulier tout un travail à faire au sein de l’enseignement catholique où le sujet est plus abandonné que dans le public », insiste Véronique-Gass, présidente de l’Unapel. En juin dernier, l’ancien secrétaire général de l’enseignement catholique Paul Malartre le reconnaissait : « Alors que nous accueillons près de 20% de la population scolaire, nous ne représentons que 6 à 7% des structures spécialisées (SEGPA, CLIS, UPI). »

Source : la lettre de l’éducation


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