SPIEN

Xavier Darcos : la promesse de programmes scolaires plus clairs....

lundi 29 octobre 2007 par SPIEN - Matulik / Terver

La réforme de l’école primaire est une nouvelle fois engagée. Reste qu’en faisant de la suppression de l’école le samedi matin la clé de voute de ce chantier, Xavier Darcos étonne voire déconcerte, non seulement les syndicats mais aussi tous les spécialistes de l’école. Que gagne le ministère de l’éducation en supprimant deux heures d’enseignement aux élèves le samedi matin transformées en heures de soutien.

S’agit-il d’un tour de passe-passe budgétaire ? Au club « Par l’école », on s’interroge : « Ces 13 millions d’heures hebdomadaires de travail pour les écoliers sont-elles envolées ? ». Pour un autre observateur « cette initiative revient au seul président de la République. Cela ne va pas plus loin. Et Xavier Darcos se retrouve au pied du mur. C’est de l’improvisation ! ». D’autres y voient une manière d’ouvrir la voie à une réforme similaire au collège. Reçus et informés la semaine dernière sur les grands axes de la réforme prévue par le ministre, les syndicats sont ressortis avec « beaucoup de questions sans réponses ». Le ministre promet pour la fin du mois un « document d’une quinzaine de pages mettant au clair les objectifs de l’école primaire. Sur cette base de travail, une concertation devrait s’ouvrir et déboucher sur un nouveau document début 2008. « L’objectif est de rendre accessibles et compréhensibles les programmes du primaire aux enseignants, aux parents et de les recentrer sur les objectifs fondamentaux : lire, écrire, compter. Il ne s’agit pas de s’attaquer aux méthodes mais aux objectifs », précise l’entourage du ministre. « La suppression du samedi matin pousse le ministre à alléger et à restructurer les programmes. C’est une bonne chose car aujourd’hui ils ressemblent à un millefeuille incohérent », se réjouit Faride Hamana, de la FCPE. Le ministre devra également préciser la manière dont il entend réorganiser l’école en réutilisant les deux heures de cours supprimés pour les enfants mais pas pour les professeurs. « Cela s’annonce délicat. Si on conserve une organisation sur quatre jours. Il sera difficile d’ajouter deux heures de soutien aux élèves en difficulté, dont les horaires normaux sont déjà lourds. Une organisation sur cinq jours, en limitant la durée journalière serait peut-être une solution ».

Source : la lettre de l’éducation


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