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Enseignement scolaire : 11.200 suppressions de postes, les syndicats inquiets.

jeudi 27 septembre 2007 par SPIEN - Matulik / Terver

Le projet de budget 2008 confirme la suppression nette de 11.200 postes dans l’enseignement scolaire public et privé, un sacrifice qu’elle peut faire "sans renoncer à ses ambitions", selon Xavier Darcos, une économie "socialement coûteuse" pour les syndicats.

Première mission de l’Etat, l’enseignement scolaire, de la maternelle à la terminale, bénéficiera de 59,26 milliards de crédits, stable par rapport à 2006.

Plus de 90% de ces crédits sont affectés à la rémunération de 1,1 million de fonctionnaires, chez lesquels un départ en retraite sur trois ne sera pas remplacé, un effort moindre que dans le reste de la fonction publique (un sur deux), en vertu d’un engagement présidentiel. Ainsi, si les écoles primaires publiques et privées bénéficient de 840 créations de postes, en raison d’un plus grand nombre d’enfants, les collèges et lycées en perdront 12.040 à la rentrée 2008.

L’Education nationale "dispose de leviers d’action pour engager cet effort sans renoncer à ses ambitions et même en améliorant les conditions de travail et de vie des enseignants et de leurs élèves", assure Xavier Darcos dans une adresse vidéo aux personnels visible sur le site du ministère.

Quatorze organisations de l’Education ont profité de l’annonce du projet de budget pour rendre publique mercredi leur réponse à la "lettre aux éducateurs" de Nicolas Sarkozy : il s’agit d’une lettre ouverte-pétition dans laquelle ils demandent "un autre budget" pour l’Ecole et une "autre politique" que celle "guidée par la seule réduction des coûts".

Le projet de budget confirme que la politique du ministre de l’Education nationale s’appuiera sur "les audits de modernisations" de 2005, où les inspections des Finances et de l’Education recommandaient une baisse du volume horaire des enseignements.

Le ministère lie les suppressions à la revalorisation des carrières enseignantes, un des grands chantiers de rentrée lancé lundi par l’installation d’une commission de réflexion pour l’évolution du métier d’enseignant.

Il consacre en tout 400 millions d’euros au paiement d’heures supplémentaires : d’abord 217 millions (75.600 heures supplémentaires exonérées de charge sociale) pour compenser 4.200 suppressions de postes à l’année et ensuite 183 millions (1.199.000 heures défiscalisées) pour les enseignants volontaires pour conduire des études dirigées après la classe.

"Ce nouvel équilibre entre le nombre de fonctionnaires et les heures supplémentaires favorise directement le pouvoir d’achat des enseignants qui assureront ces heures", assure le ministère.

Quant aux 120 millions d’euros de "mesures catégorielles", il a estimé qu’ils correspondaient à "la marge de manoeuvre" de la commission pour l’évolution du métier d’enseignant. "Pour le ministère, +revalorisation+ signifie +heures supplémentaires+, c’est de l’escroquerie", a-t-il estimé.

Source : AFP


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