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Delanoë veut mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires dès 2013

vendredi 11 janvier 2013 par SPIEN - Matulik / Terver

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a affirmé jeudi qu’il sou­hai­tait mettre en oeuvre la réforme des rythmes sco­laires dès 2013 dans sa ville, mal­gré les réti­cences expri­mées par une par­tie de la com­mu­nauté éducative.

"Je sou­haite qu’en 2013 nous ayons l’audace de chan­ger la donne dans l’intérêt de nos enfants", a déclaré à la presse M. Delanoë, en marge de la céré­mo­nie de ses voeux aux conseillers de Paris, à l’Hôtel de Ville.

"Le rythme bio­lo­gique de nos enfants, ce n’est pas le nôtre, donc nous devons adap­ter les temps éduca­tifs au rythme des enfants, de manière à ce qu’ils aient les meilleures chances pour l’acquisition des connais­sances, mais aussi pour l’éveil à la science, à la culture, à l’éducation artis­tique, aux sports", a-t-il justifié.

"A par­tir de là, la mai­rie de Paris met­tra les moyens néces­saires pour réus­sir une réforme qui est un enjeu de civi­li­sa­tion", a ajouté le maire, qui a pro­mis "une concer­ta­tion de grande qua­lité avec tous les per­son­nels et tous les parents d’élèves".

Le syn­di­cat d’enseignants SNUipp-FSU Paris, majo­ri­taire dans la capi­tale, a dénoncé dans un com­mu­ni­qué jeudi la déci­sion de M. Delanoë, met­tant en garde contre une "dégra­da­tion des condi­tions d’accueil et d’enseignement des élèves, ainsi que des condi­tions de tra­vail et d’emploi des enseignant-es parisien-nes".

Une réunion inter­syn­di­cale devait avoir lieu jeudi pour "arrê­ter la date de grève dans le but de faire recu­ler le ministre et le maire de Paris", a ajouté le syndicat.

Le conseiller de Paris UMP Jean-Baptiste Menguy a de son côté sou­li­gné, au nom de son groupe, l’absence d’éléments concrets dans les décla­ra­tions de M. Delanoë : "Pas de calen­drier arrêté de concer­ta­tion avec les per­son­nels et les familles, pas de finan­ce­ment établi pour une réforme qui pour­rait coû­ter à la Ville près de 20 mil­lions d’euros en année pleine, pas de pers­pec­tive sur les dom­mages col­la­té­raux pré­vi­sibles notam­ment pour les asso­cia­tions cultu­relles et sportives".

Un pro­jet de décret du gou­ver­ne­ment pré­voit de réta­blir la semaine de 4,5 jours à la ren­trée 2013, sauf déro­ga­tions. Il demande aux com­munes de se déter­mi­ner avant le 1er mars pour une mise en oeuvre à la ren­trée 2013 ou 2014.

L’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), qui repré­sente 46 grandes villes, avait annoncé à la fin décembre que plu­sieurs grandes villes, la plu­part diri­gées par des socia­listes, étaient prêtes à mettre en oeuvre la réforme à la ren­trée de sep­tembre 2013.

Il s’agissait d’Angers (PS), Aubervilliers (PS), Bourges (cen­triste), Brest (PS), Dijon (PS), Grenoble (PS), Montreuil (EELV), Nantes (PS), Rennes (PS), Rouen (PS), Saint-Denis (PCF) et Strasbourg (PS).

La réforme, reje­tée par la droite, n’a pas non plus sus­cité l’enthousiasme de la com­mu­nauté éduca­tive et des parents d’élèves. Leurs repré­sen­tants se sont abs­te­nus ou ont voté contre le texte lors d’un vote mardi au Conseil supé­rieur de l’Education (CSE).

A Paris, plu­sieurs cen­taines d’enseignants du pre­mier degré avaient mani­festé le 19 décembre pour deman­der le retrait de la réforme. Deux jours aupa­ra­vant, M. Delanoë avait indi­qué qu’il sou­hai­tait appli­quer "dès sep­tembre 2013" la réforme, à condi­tion d’avoir trouvé "les moyens néces­saires" sans aug­men­ter les impôts.

Source : AFP


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