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Peillon veut en 2013 former 20.000 jeunes sortis du système scolaire

mercredi 5 décembre 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education Vincent Peillon a annoncé mardi qu’il sou­hai­tait don­ner en 2013 une for­ma­tion à 20.000 jeunes sor­tis du sys­tème sco­laire, jugeant "rai­son­nable" de par­ve­nir à un objec­tif de 70.000 à la fin du quinquennat.

"Aujourd’hui on est capable de rac­cro­cher 9.500" jeunes sor­tis du sys­tème sco­laire et "je sou­hai­te­rais que nous pas­sions à 20.000" en 2013, a-t-il dit sur RTL. "Vous savez que l’objectif du pré­sident de la République est qu’on dimi­nue par deux (le nombre de décro­cheurs), c’est-à-dire qu’il fau­drait arri­ver à 70.000 à la fin du quin­quen­nat. C’est un objec­tif raisonnable".

Le ministre devait annon­cer dans la mati­née, lors d’un sémi­naire, un plan de lutte contre le décro­chage sco­laire, un fléau qui touche chaque année 140.000 jeunes.

Ces jeunes quittent le sys­tème sco­laire sans diplôme ou qua­li­fi­ca­tion, et sont majo­ri­tai­re­ment issus de milieux popu­laires, orien­tés dans des filières pro­fes­sion­nelles sans l’avoir choisi.

"C’est 20 à 25% de notre jeu­nesse, tou­jours les mêmes, ceux qui viennent déjà des milieux les plus dif­fi­ciles, qui se retrouvent sans for­ma­tion et, dans un pays où le diplôme fait l’emploi, sans emploi et dans la pau­vreté", a dit le ministre.

"Nous savons iden­ti­fier (ces décro­cheurs). Le gou­ver­ne­ment pré­cé­dent, la droite, je lui rends hom­mage, a mis en place des pla­te­formes, 360, qui per­mettent d’identifier ces décro­cheurs", a-t-il ajouté.

Il faut main­te­nant "rac­cro­cher" ces jeunes en leur offrant une for­ma­tion grâce à "une mobi­li­sa­tion géné­rale", a pour­suivi le ministre, qui a remer­cié les acteurs impli­qués, notam­ment l’Agence du ser­vice civique et l’Onisep.

"Chaque jeune pourra avoir sur son mobile une carte géo­lo­ca­li­sée des offres de for­ma­tion car les gens ne savent pas ce qui est offert aujourd’hui, y com­pris dans le sys­tème éduca­tif", a-t-il poursuivi.

"On le fait avec les moyens de l’Education natio­nale, la mobi­li­sa­tion des régions. Nous n’avons pas besoin d’argent", a encore dit M. Peillon.

Le ministre a lancé un appel aux entre­prises. "Nos col­lec­ti­vi­tés locales inves­tissent 25% de la dépense d’éducation, l’Etat (inves­tit) consi­dé­ra­ble­ment, les familles de plus en plus. Ce qui manque à l’appel, ce sont les entre­prises", pour déve­lop­per la for­ma­tion en alter­nance, a-t-il dit.

"Il faut qu’on ajuste mieux les for­ma­tions de l’Education natio­nale avec les métiers", a dit M. Peillon, en rap­pe­lant que 700 diplômes sont dis­pen­sés et que "600.000 places dans les entre­prises ne trouvent pas de jeunes".

Le pré­cé­dent gou­ver­ne­ment avait fixé à 800.000 le nombre de for­ma­tions en alter­nance à atteindre, nous sommes à un peu plus de 400.000, a-t-il dit.

M. Peillon a annoncé qu’il ins­tal­le­rait, "c’est une pre­mière his­to­rique, un comité économie-emploi avec tous les repré­sen­tants des entreprises".

Il a déploré aussi que "la moi­tié de nos décro­cheurs (soient) des jeunes qui ont une orien­ta­tion subie".

"Un par­cours d’orientation et d’information à par­tir de la 6e pour dire les métiers qui existent et les par­cours qui per­mettent d’y arri­ver" est prévu dans le pro­jet de loi d’orientation et de pro­gram­ma­tion, a-t-il dit.

Source : AFP


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