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L’école et les entreprises doivent préparer les jeunes à un emploi selon Peillon

dimanche 7 octobre 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

L’Education natio­nale doit "pré­pa­rer les jeunes à un emploi" et les entre­prises doivent "se mobi­li­ser davan­tage" pour éviter de "fabri­quer des décro­cheurs" et lut­ter contre le chô­mage, estime le ministre Vincent Peillon dans un entre­tien au quo­ti­dien Les Echos publié mardi soir sur son site.

"L’Education natio­nale doit assu­mer plei­ne­ment son rôle qui n’est pas seule­ment de for­mer des citoyens mais aussi de pré­pa­rer les jeunes à un emploi. Les deux sont liés", indique M. Peillon.

"Réussir l’orientation" est le rôle de l’Education natio­nale mais aussi des régions et des entre­prises qui doivent "se mobi­li­ser davan­tage" en fai­sant "mieux connaître leurs métiers dans les classes", estime le ministre qui juge que le "stage de troi­sième est insuffisant".

"En orien­tant mal, nous pous­sons les jeunes dans des dif­fi­cul­tés qui pro­duisent échecs et exclu­sions, nous fabri­quons des décro­cheurs", ajoute le ministre qui a reçu la semaine der­nière des chefs d’entreprise.

Environ 150.000 jeunes sortent chaque année du sys­tème sco­laire sans for­ma­tion ou diplôme.

"Quand on oriente quelqu’un en comp­ta­bi­lité parce qu’il y a de la place dans cette filière, alors que son sou­hait est de deve­nir électro-mécanicien, l’orientation pro­duit de l’échec".

"Nous avons 600.000 offres d’emploi qui ne sont pas pour­vues ! (...) Je veux que l’on puisse ajus­ter les pré­oc­cu­pa­tions des entre­prises et les nôtres pour don­ner la meilleure for­ma­tion pos­sible et la plus utile aux jeunes", poursuit-il.

"L’investissement éduca­tif est l’un des moyens de redres­se­ment pro­duc­tif et de la lutte contre le chô­mage", ajoute M. Peillon.

"L’Education natio­nale est capable de chan­ger le contenu de ses diplômes et de ses for­ma­tions pour répondre rapi­de­ment aux besoins de l’économie et des entre­prises. Elle est mobile. La coédu­ca­tion, c’est cela aussi", sou­ligne le ministre.

Mais "il ne s’agit pas de répondre à la demande d’une entre­prise qui deman­de­rait des chau­dron­niers pour l’an pro­chain et qui fini­rait par délo­ca­li­ser, mais de regar­der, avec les régions et les entre­prises, les besoins durables, d’avenir, des ter­ri­toires", ajoute M. Peillon, rap­pe­lant que le ser­vice public ter­ri­to­ria­lisé de l’orientation est "l’un des éléments les plus impor­tants de la refon­da­tion de l’école".

Source : AFP


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