SPIEN

Peillon annonce près de 40.000 recrutements de professeurs en 2013

dimanche 23 septembre 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education natio­nale Vincent Peillon a annoncé jeudi le recru­te­ment de "près de 40.000 pro­fes­seurs" en 2013 et 90 recru­te­ments de rem­pla­çants "dans les jours qui viennent", alors que des récla­ma­tions concer­nant des classes sans ensei­gnant per­durent depuis la rentrée.

Parmi ces 40.000 postes évoqués par M. Peillon sur France Culture, envi­ron 22.000 concer­ne­ront le rem­pla­ce­ment de pro­fes­seurs par­tant à la retraite, a-t-on pré­cisé au minis­tère. Le détail sera com­mu­ni­qué lors de la pré­sen­ta­tion du pro­jet de loi de finances 2013 le 28 septembre.

Le syn­di­cat UNSA Education s’est "féli­cité de cette mesure, alors même que le cadre bud­gé­taire géné­ral est extrê­me­ment contraint", y voyant un témoi­gnage de "la prio­rité accor­dée à l’éducation".

"C’est une folie abso­lue", s’est alarmé au contraire le secré­taire géné­ral de l’UMP Jean-François Copé, esti­mant que "nous n’avons pas le pre­mier euro pour payer ces 40.000 postes". "Je demande à François Hollande de dire quels sont les postes des autres admi­nis­tra­tions qu’il va sup­pri­mer pour finan­cer un tel niveau de recrutement".

"Cessons d’engraisser le mam­mouth et de le bros­ser dans le sens du poil", a ren­chéri Camille Bedin, secré­taire natio­nale de l’UMP à l’égalité des chances, para­phra­sant l’ancien ministre socia­liste de l’éducation Claude Allègre.

Le pré­sident Hollande s’est engagé à créer 60.000 postes dans l’éducation pen­dant son quin­quen­nat, alors que la droite avait pro­grammé 80.000 sup­pres­sions de postes entre 2007 et 2012, sui­vant le prin­cipe du non rem­pla­ce­ment d’un fonc­tion­naire sur deux par­tant à la retraite.

Pour la ren­trée 2012, le gou­ver­ne­ment socia­liste avait réduit à 13.000 les sup­pres­sions de postes déci­dées par la droite, en réin­jec­tant mille postes de pro­fes­seurs des écoles.

Vincent Peillon a annoncé 90 recru­te­ments sup­plé­men­taires de pro­fes­seurs "dans les jours qui viennent" pour "faire face dans les aca­dé­mies les plus défi­ci­taires à quelques problèmes".

Ces postes ne couvrent pas les récla­ma­tions sur le ter­rain. Selon un chiffre rap­porté par le député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, il y a aujourd’hui 285 classes sans ensei­gnant dans le pre­mier degré dans ce seul département.

Des ins­pec­teurs de l’Education natio­nale des syn­di­cats SNPI-FSU, SI-EN-Unsa et SGEN-CFDT ont écrit le 18 sep­tembre à M. Peillon lui deman­dant "des mesures d’urgence" pour faire face à une "pénu­rie d’enseignants" et une "situa­tion extrê­me­ment pré­oc­cu­pante" en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris jeudi.

Le manque d’enseignants était dénoncé depuis la ren­trée par des ensei­gnants et des parents d’élèves de plu­sieurs écoles en Seine-Saint-Denis.

"Nous sommes conscients que la refon­da­tion de l’école que vous met­tez en oeuvre ne peut résoudre en quelques mois les pro­blèmes issus d’une poli­tique incon­si­dé­rée de dimi­nu­tions de moyens", écrivent-ils au ministre, esti­mant que "la situa­tion par­ti­cu­lière de la Seine-Saint-Denis demande des mesures d’urgence", et deman­dant le recru­te­ment de 250 ins­ti­tu­teurs stagiaires.

Par ailleurs, selon la Fédération natio­nale des asso­cia­tions au ser­vice des élèves pré­sen­tant une situa­tion de han­di­cap (Fnaseph), entre 5.000 et 6.000 enfants han­di­ca­pés sont res­tés sur le pas de la porte des écoles à la ren­trée, mal­gré la créa­tion de 1.500 postes d’auxiliaires de vie sco­laire indi­vi­duels (AVSi), qui res­tent à pourvoir.

Source : AFP


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