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Peillon "n’écarte pas" un zonage des vacances d’été

vendredi 7 septembre 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education natio­nale, Vincent Peillon, a indi­qué mer­credi qu’il "n’écartait pas la pos­si­bi­lité" d’instaurer un zonage des vacances sco­laires d’été, esti­mant que cette pro­po­si­tion, sou­hai­tée par l’industrie tou­ris­tique, n’était pas "sotte".

"J’examine avec sérieux et inté­rêt (la ques­tion d’un zonage l’été). Je n’ai pas trouvé cette pro­po­si­tion sotte", a-t-il dit sur RMC/BFMTV. Le zonage aca­dé­mique consiste à déca­ler le début des vacances en fonc­tion des zones géo­gra­phiques, comme c’est déjà le cas pour les vacances de février et de Pâques.

"Je n’ai pas écarté cette pos­si­bi­lité" afin que "l’été soit plus court sans péna­li­ser trop for­te­ment l’industrie tou­ris­tique", a ajouté le ministre, en rap­pe­lant que les pro­fes­sion­nels du tou­risme "demandent un zonage l’été qui n’existe pas".

Il a aussi rap­pelé qu’il n’était "pas défa­vo­rable à l’allongement d’une ou deux semaines de l’année scolaire".

Une dis­cus­sion sur le zonage l’été "est en cours, elle n’est pas du tout irra­tion­nelle. Nous devons conju­guer un inté­rêt de la France qui est un inté­rêt écono­mique — et vous savez l’importance de l’industrie tou­ris­tique — et l’intérêt de nos enfants", a encore dit M. Peillon.

"Si nous arri­vons à faire en sorte que l’intérêt des élèves, l’intérêt des enfants dans un an, dans deux ans, soit prio­ri­taire (...) alors il y a un cer­tain nombre d’éléments qui doivent être pris en compte pour que tout le monde puisse se mettre dans cette dyna­mique", a-t-il ajouté.

L’idée d’un zonage est bien accueillie par les pro­fes­sion­nels à condi­tion qu’il main­tienne un mois de congés com­muns à toutes les zones.

Actuellement, "Juillet n’est plus un mois de vacances. Un zonage du 15 juin au 15 sep­tembre per­met­trait une meilleure opti­mi­sa­tion de la période esti­vale, et notam­ment une meilleure répar­ti­tion de l’offre hôte­lière", estime l’Umih, le prin­ci­pal syn­di­cat d’hôteliers et de res­tau­ra­teurs. "Une réduc­tion sans zonage aurait des consé­quences écono­miques et sociales graves", dans un sec­teur où "les emplois sai­son­niers repré­sentent 300 000 sala­riés", sou­ligne l’Umih.

Si un zonage per­met d’allonger la durée glo­bale des vacances, "ce sera une bonne chose" pour l’industrie tou­ris­tique, pour le consom­ma­teur (l’étalement devrait per­mettre une plus grande flui­dité dans les zones tou­ris­tiques) et pour l’environnement (les embou­teillages des jours de grands départs seront limi­tés), explique Didier Arino, direc­teur du cabi­net Protourisme.

"Le zonage des vacances d’hiver et de prin­temps a mon­tré son effi­ca­cité pour les indus­triels. Rares sont ceux qui veulent un retour en arrière", ajoute-t-il.

Pour Didier Chenet, pré­sident du Synhorcat, un syn­di­cat d’hôteliers et de res­tau­ra­teurs, il faut d’abord "de la concer­ta­tion" dans la réflexion et "le main­tien de vacances com­munes du 14 juillet au 20 août". Il pré­vient aussi qu’un allon­ge­ment en juin ou en sep­tembre risque de "favo­ri­ser les départs à l’étranger" plu­tôt qu’en France.

La réforme des rythmes sco­laires est l’un des thèmes actuel­le­ment dans la concer­ta­tion réunis­sant des cen­taines d’intervenants (ensei­gnants, parents, élus, cher­cheurs, patro­nat...). L’UMIH qui y repré­sente le sec­teur des cafés, hôtels et res­tau­rants "sou­haite que cette pro­po­si­tion figure dans les conclu­sions du rap­port que le Comité de pilo­tage pré­sen­tera début octobre".

Source : AFP


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