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Education : en 2011, Chatel a supprimé plus d’emplois que prévu

mercredi 13 juin 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

Le nombre de sup­pres­sions de postes en 2011 dans l’Education natio­nale a été de 16.811, soit davan­tage que les 16.000 pré­vus ini­tia­le­ment, selon un récent rap­port de la Cour des comptes sur l’exécution du bud­get 2011 de la mis­sion "Enseignement sco­laire" (www.ccomptes.fr).

La dif­fé­rence s’explique par un plus grand nombre de sup­pres­sions dans les col­lèges et lycées publics (6.296 au lieu des 5.000 pré­vus), alors que l’enseignement privé a perdu 217 postes de moins (1.416 contre 1.633) et que le pri­maire public en a perdu moins égale­ment (8.635 au lieu de 8.967).

Ce rap­port riche d’informations révèle aussi que, pour les écoles pri­maires, ce qui était le prin­cipe de non rem­pla­ce­ment d’un départ sur deux à la retraite (soit 50%) a été lar­ge­ment dépassé : avec 8.635 sup­pres­sions de postes pour 10.334 départs, le taux a été en fait de 84%.

En revanche, le taux a été infé­rieur à un sur deux dans le second degré public (38%) et sur­tout dans l’enseignement privé (28%).

L’ex-ministre de l’Education natio­nale Luc Chatel n’a par ailleurs pas tenu sa pro­messe de rever­ser la moi­tié des écono­mies réa­li­sées par les sup­pres­sions de postes sous forme de reva­lo­ri­sa­tion finan­cière aux ensei­gnants : 157 mil­lions d’euros ont été rever­sés pour 404 mil­lions d’économies, soit 39%.

La Cour des comptes s’inquiète aussi du recours "de plus en plus impor­tant aux heures sup­plé­men­taires", qui "s’explique en par­tie par les dif­fi­cul­tés ren­con­trées dans cer­tains établis­se­ments pour pour­voir la tota­lité des ensei­gne­ments par des ensei­gnants payés sur heures postes ou sur blocs de moyens pro­vi­soires, mode habi­tuel de rému­né­ra­tion des professeurs".

Ces heures sup­plé­men­taires "per­mettent en par­tie d’afficher des réduc­tions d’effectifs en en limi­tant l’impact à court terme sur le ter­rain. Il pèse en revanche évidem­ment sur la dépense totale. Il est aussi un révé­la­teur de l’inadéquation entre l’offre de for­ma­tion pré­vue et la réa­lité des moyens dis­po­nibles, compte tenu du mode de ges­tion actuel des ensei­gnants", ajoute la Cour.

Source : AFP


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