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L’apprentissage, une voie sûre mais dure : un jeune sur deux renonce...

jeudi 3 mai 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

Un jeune sur deux inté­ressé par l’apprentissage y renonce, selon une enquête de la Jeunesse ouvrière chré­tienne publiée lundi dans La Croix, d’où il res­sort que la filière conserve l’image d’une voie sûre pour décro­cher un emploi mais menant à des métiers durs et dévalorisés.

A l’occasion du 1er mai, la JOC réunit mardi à Paris 200 appren­tis, des syn­di­ca­listes, dont François Chérèque, pour la CFDT, et Bernard Thibault, pour la CGT, en fin de mati­née, des chefs d’entreprise et des for­ma­teurs pour débattre du sta­tut et des condi­tions de tra­vail des appren­tis et élabo­rer "des reven­di­ca­tions" à l’adresse des deux can­di­dats à l’élection présidentielle.

L’enquête menée par la JOC auprès d’un mil­lier de jeunes montre "que les cam­pagnes de publi­cité ne suf­fi­ront pas à chan­ger l’image de l’apprentissage". Et la JOC, qui reven­dique être la pre­mière asso­cia­tion natio­nale d’apprentis, réclame de "vrais chan­ge­ments" en terme de "recon­nais­sance, salaire, condi­tions de tra­vail et d’étude, loge­ment, offre d’apprentissage".

L’image de l’apprentissage chez les jeunes est plu­tôt posi­tive : 83% des son­dés connais­sant des appren­tis ou d’anciens sta­giaires en ont conservé une bonne image. Pour 66% des son­dés en géné­ral, l’apprentissage per­met de trou­ver un emploi stable et 61% pensent que la for­ma­tion est passionnante.

Et contrai­re­ment à une idée répan­due, ils sont une mino­rité (31%) à pen­ser que la filière est faite pour ceux qui ne peuvent suivre la voie générale.

Paradoxalement, peu de jeunes fran­chissent le pas. Ainsi parmi la moi­tié des jeunes disant avoir pensé à faire un appren­tis­sage, 54% y renoncent.

Les rai­sons les plus sou­vent avan­cées sont un chan­ge­ment de pro­jet pro­fes­sion­nel (36,6%), l’impossibilité de trou­ver un patron (17,9%) et l’opposition des proches ou ensei­gnants (10,5%).

L’enquête montre aussi que l’image des métiers reste très déva­lo­ri­sée : seuls 50% jugent que la filière mène à des métiers valo­ri­sants et res­pec­tés, 70% pensent que les appren­tis ne sont pas bien payés et une majo­rité qu’ils ne sont res­pec­tés ou enten­dus, ni par leurs employeurs (60%) ni par la société (68%). Ils sont aussi 68% à affir­mer que la filière mène à des métiers usants et durs physiquement.

Pour cette enquête, la JOC a inter­rogé en sep­tembre 2011, dans la rue et dans 75 dépar­te­ments, un mil­lier de jeunes âgés de 15 à 30 ans (dont 13% de col­lé­giens, 35% d’étudiants, 6% d’apprentis, 12% de deman­deurs d’emplois, 27% de sala­riés). Plus de 20% des son­dés étaient des appren­tis ou des anciens apprentis.

Source : AFP


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