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Le projet d’Eva Joly pour l’école...

vendredi 20 avril 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

« Une éducation apaisée pour une société émancipatrice. » C’est ainsi qu’Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV) à l’élection présidentielle, a intitulé son projet pour l’école, fruit d’une démarche de « coélaboration » avec ses partenaires syndicaux et associatifs et d’une convention réunie à Lille en mai 2011. Son programme se veut progressiste et global, mêlant l’école, la famille, le tissu associatif et culturel et les médias.

Une instruction obligatoire à 3 ans ? Pour Eva Joly, « le débat doit être ouvert ». Dans le contexte actuel, une telle mesure aurait le mérite, selon elle, de « mettre l’école maternelle à l’abri des tentatives de marchandisation et de privatisation ». C’était le sens de la proposition de loi soutenue en novembre 2011 par des sénateurs de gauche (voir La Lettre n°718).

Ecole fondamentale. A « l’école du tri sélectif », la candidate écologiste oppose l’« école fondamentale », construite autour d’un socle de connaissances et de compétences. Une proposition chère à Philippe Meirieu, vice-président (EELV) de la région Rhône-Alpes. Tous les élèves de 6 à 16 ans bénéficieraient d’un « contact avec le monde professionnel » ainsi que d’un « apprentissage poussé » de savoirs manuels et technologiques. Certaines « habitudes », comme le groupe-classe ou la notation chiffrée, seraient proscrites.

« Gap year ». Afin que l’école ne soit plus une « course contre la montre », Eva Joly propose d’instaurer une « gap year », c’est-à-dire une année d’interruption dans la scolarité, comme cela est d’usage dans certains pays comme l’Allemagne. Au cours de cette « pause », les jeunes âgés de 16 à 25 ans pourraient participer à un chantier humanitaire, effectuer un service civique, découvrir le monde du travail, voyager...

Unités capitalisables. Au lycée, plus de hiérarchisation des séries. Chaque lycéen construirait son parcours en choisissant plusieurs « modules ». Une partie du bac serait obtenue par la « validation d’unités capitalisables ». L’examen final serait rénové afin d’intégrer la présentation de travaux individuels ou collectifs et des épreuves transdisciplinaires.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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