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Mesures pour l’éducation de Sarkozy : 148 à 625 millions d’euros (Institut de l’entreprise)

lundi 5 mars 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

L’Institut de l’entreprise a chif­fré entre 148 et 625 mil­lions d’euros le coût total des pro­po­si­tions de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et notam­ment la reva­lo­ri­sa­tion des salaires des ensei­gnants du secon­daire en contre­par­tie d’une pré­sence accrue dans les établissements.

Selon ce "think tank" (centre de réflexion), le coût annuel, en fin de man­dat, pour la seule reva­lo­ri­sa­tion sala­riale, évaluée à 500 euros par mois en moyenne par le can­di­dat, serait com­pris entre 148 et 295 mil­lions d’euros selon qu’elle concer­ne­rait uni­que­ment les nou­veaux cer­ti­fiés ou l’ensemble du corps professoral.

Le coût de la réforme pour­rait être radi­ca­le­ment dif­fé­rent aussi selon le nombre de volon­taires, sou­ligne l’Institut de l’entreprise dans cette étude mise en ligne jeudi sur son site (http://www.debateco.fr/).

Le deuxième enga­ge­ment du can­di­dat, per­mettre à chaque ensei­gnant de dis­po­ser d’un bureau, est "non chif­frable à ce stade", estime encore l’institut qui pré­cise tou­te­fois que l’équipement d’une salle dans chaque établis­se­ment du secon­daire public pour­rait reve­nir à 1.000 euros par établis­se­ment, soit 7,3 mil­lions d’euros au total.

En revanche, la liberté de recru­ter direc­te­ment les pro­fes­seurs avec une plus grande sou­plesse, selon des régimes indem­ni­taires dif­fé­ren­ciés, repré­sen­te­rait un coût com­pris entre 0 et 330 mil­lions d’euros, selon qu’elle se tra­dui­rait ou non par l’allocation de moyens sup­plé­men­taires aux établissements.

L’Institut de l’entreprise pré­cise ne pas avoir pris en compte dans ces cal­culs l’arrêt du "un sur deux" dans le pri­maire qui sup­po­se­rait, selon lui, de renon­cer à une écono­mie poten­tielle pou­vant atteindre 800 mil­lions d’euros à l’horizon 2017.

Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi matin que dans le secon­daire, l’application de la règle de un ensei­gnant sur deux par­tant à la retraite non rem­placé repré­sen­tera "7.000 postes sup­pri­més, donc une écono­mie de 210 mil­lions d’euros et cette écono­mie de 210 mil­lions d’euros sera inté­gra­le­ment recy­clée pour finan­cer, payer et rému­né­rer mieux ceux qui auront choisi de pas­ser de 18 heures à 26 heures".

L’institut de l’entreprise réunit depuis 2007 une cel­lule de chif­frage des pro­grammes des prin­ci­paux can­di­dats à l’élection présidentielle.

Ce centre de réflexion qui compte plus de 120 entre­prises adhé­rentes, est pré­sidé par Xavier Huillard, PDG du groupe Vinci. Son objec­tif "est de per­mettre aux citoyens de for­ger leur propre opi­nion sur les pro­po­si­tions des can­di­dats" dans "un esprit de com­plète neu­tra­lité" mais aussi "d’inciter les can­di­dats à faire preuve de cohérence".

Source : AFP


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