SPIEN

Travail des profs/proposition Sarkozy : "marché de dupes"

lundi 5 mars 2012 par SPIEN - Matulik / Terver

François Hollande, can­di­dat socia­liste à la pré­si­den­tielle, a qua­li­fié mer­credi sur RTL de "mar­ché de dupes" la pro­po­si­tion de Nicolas Sarkozy de faire tra­vailler les pro­fes­seurs cer­ti­fiés huit heures de plus par semaine — 26 heures au lieu de 18 — pour un salaire relevé de 25%.

"Près de 50% de pré­sence sup­plé­men­taire payée 25% (de plus), vous en connais­sez beau­coup qui vont accep­ter ce mar­ché de dupes ?", a répondu le député de Corrèze inter­rogé sur cette pro­po­si­tion. C’est "un élément d’équivalence un peu dés­équi­li­bré", a-t-il dit par euphé­misme, "ce n’est ni rai­son­nable ni accep­table, ni finan­ciè­re­ment supportable".

"C’est oublier ce qu’est le tra­vail de l’enseignant qui n’est pas sim­ple­ment que d’être devant sa classe mais aussi de pré­pa­rer ses cours, de voir les élèves, d’assurer des tra­vaux péda­go­giques, de cor­ri­ger les copies", a-t-il rappelé.

"C’est ne rien com­prendre au métier d’enseignant", a-t-il aussi affirmé. "Il y a là comme une inco­hé­rence et c’est le mot qui peut résu­mer non seule­ment le quin­quen­nat de Nicolas Sarkozy mais sur­tout sa poli­tique éduca­tive", a-t-il estimé.

"En plus, j’ai entendu un renie­ment, un de plus, où il dit sans le dire, il fait par­ler son entou­rage, qu’il y aurait la fin du 1 sur 2 (non rem­pla­ce­ment pour départs en retraite, ndlr) dans le pri­maire", a relevé M. Hollande.

Pour lui, "c’est donc qu’il y eu des sup­pres­sions de postes et de classes, hélas, qui ont été par­ti­cu­liè­re­ment mal res­sen­ties par les parents d’élèves". "Partout où je vais dans le milieu rural et urbain, on me parle des classes qui ferment, des Rased, tous ces sou­tiens pour les élèves en dif­fi­culté rayés de la carte", a déploré le can­di­dat socia­liste, sou­li­gnant qu’il "met­trait le paquet" sur la mater­nelle et le primaire.

Concernant une aug­men­ta­tion des rému­né­ra­tions des per­son­nels, M. Hollade, qui veut créer 60.000 postes sur le quin­quen­nat, a voulu "dire la vérité". "Il y a là des contraintes fio­nan­cières qui pèsent sur nous : je veux plus de per­sonnes dans les établis­se­ments, plus d’encadrement, plus de lutte contre l’échec sco­laire, je ne peux pas me per­mettre d’annoncer des hausses de rémunération".

Source : AFP


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 162530

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Pensées politiques pour la présidentielle...   ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.10 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 6