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UMP : L’UMP veut incarner les « idées neuves » sur l’école

jeudi 1er décembre 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

La convention de l’UMP intitulée « Tout commence avec l’éducation » a été organisée le 3 novembre à Paris, en lancement de plusieurs « rendez-vous » destinés à préparer le programme du parti pour les élections présidentielles de 2012.

Les idées neuves en éducation ? « Maintenant, c’est nous, c’est notre famille politique », soutient Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi et conseiller politique de l’UMP. Avec Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique et secrétaire générale adjointe de l’UMP, il a été l’artisan de la convention « Tout commence avec l’éducation », organisée le 3 novembre à Paris, en lancement d’une dizaine de « rendez-vous » destinés à nourrir le programme de l’UMP pour 2012. Cependant, à part appuyer les projets déjà engagés par le gouvernement et souhaiter - comme pour le programme « Clair » -, leur extension, le parti de Nicolas Sarkozy a encore du chemin à faire avant de stabiliser sa doctrine en éducation. Il semble hésiter entre la seule réaffirmation des thèmes traditionnels de la droite en éducation et la relative réhabilitation des démarches pédagogiques que suppose la réalisation des objectifs du socle commun. Le 3 novembre, l’UMP affichait son ambition de parvenir à « 100 % d’une classe d’âge maîtrisant les fondamentaux » à l’issue du CE1 et à une meilleure insertion dans l’emploi des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Après avoir lancé, le 24 octobre, l’idée de rétablir un examen d’entrée en 6e, Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP, s’efforçait d’atténuer cette proposition, jugée irréaliste par le ministre Luc Chatel et par d’autres personnalités UMP. Il ne s’agirait « en aucun cas d’un couperet », expliquait-il. Le 3 novembre, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, faisait l’éloge de la suspension des allocations familiales comme « un élément fondamental de responsabilisation » et réaffirmait par ailleurs le projet de passer « du collège unique au collège pour chacun ». Mais si la tentation du slogan est permanente, certaines propositions précises sont désormais formulées. Ainsi, pour atténuer la coupure entre primaire et secondaire, l’UMP souhaite que les élèves de 6e et 5e aient « moins d’enseignants différents », ce qui implique une certaine polyvalence. « Nous sommes favorables, a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, à un temps de présence plus long des enseignants dans les établissements, en contrepartie d’une petite diminution des heures de cours et d’une amélioration des conditions de travail. » L’UMP propose aussi des parcours dits « pré-pro » qui, « sans constituer une filière séparée », prépareraient dès la 4e certains élèves à la voie professionnelle. Enfin, sur la lutte contre l’échec scolaire précoce, les dirigeants de l’UMP, inspirés, semble-t-il, par l’Institut Montaigne, se sont donné le mot pour faire la promotion du programme « Parler » développé par le docteur Michel Zorman, au laboratoire Cognisciences... de l’IUFM de Grenoble.

8 Novembre 2010 Source des informations : la lettre de l’éducation


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