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Luc Chatel revalorise le salaire des jeunes enseignants

mardi 6 décembre 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

A compter de février, les enseignants certifiés bénéficieront d’une augmentation de salaire : de 102 euros bruts par mois pour les stagiaires, de 64 euros pour l’échelon 4, de 23 euros pour l’échelon 5. La mesure coûtera 75 millions d’euros en 2012.

Les 107000 enseignants certifiés des échelons 3, 4 et 5 -soit jusqu’à sept ans d’ancienneté- vont voir leur traitement revalorisé à compter du 1er février. Annoncée le 24 novembre par le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, au Salon européen de l’éducation à Paris, la mesure vise à ne plus embaucher un seul enseignant en dessous de 2000 euros brut mensuels, hors primes. Les professeurs des écoles et enseignants certifiés sont concernés. Les agrégés, déjà au-dessus de ce seuil, ne bénéficieront pas de la mesure. Sur la feuille de paie, l’augmentation sera de 102 euros brut pour l’échelons 3 (celui des stagiaires), de 64 euros pour l’échelon 4 (ce qui fait un salaire brut de 2060 euros) et de 23 euros pour l’échelon 5 (2121 euros brut). Ce coup de pouce financier, inattendu en ces temps de rigueur, coûtera 75 millions d’euros en 2012. Il sera pris sur l’argent économisé par le non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite. Luc Chatel avait déjà eu un geste pour les jeunes enseignants en mars 2010. Il avait revalorisé les premières années de métier avec, déjà, un accent particulier sur les néotitulaires. Les jeunes certifiés avaient alors enregistré 157 euros d’augmentation mensuelle et les agrégés étaient cette fois concernés. Au regard de la feuille de paie, les entrants dans le métier gagnent 310 euros brut de plus qu’en début de quinquennat. Une augmentation conséquente, de 18% sur leur salaire brut, même si elle est relativisée par le fait qu’on demande aux jeunes enseignants, depuis la rentrée 2009, d’être opérationnels dès le lendemain du concours, alors qu’avant ils étaient payés pour se former.

Le ministère se trouve face à une urgence. Le recrutement des enseignants est devenu périlleux. A la session 2011 des concours, 20% des postes aux capes sont restés vacants, faute de candidats au niveau. En mathématiques, ce taux est monté à 40% et à 58% en lettres classiques. L’élévation du niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5, avec la réforme dite de la mastérisation, a diminué le vivier de candidats. Mais la chute du nombre de candidats est plus ancienne. Elle remonte à la fin des années 1990 et s’explique, en partie, par la diminution du nombre de postes offerts au concours.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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