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Chatel juge "possible" de nouvelles suppressions de postes...

lundi 21 novembre 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Le ministre de l’Education natio­nale, Luc Chatel, a jugé "pos­sible", dans un entre­tien jeudi aux Echos, de conti­nuer à réduire le nombre de poste dans l’éducation après 2012, et n’a pas écarté pour la pre­mière fois de recou­rir "à un orga­nisme indé­pen­dant" pour l’évaluation des élèves.

"Je pense que si l’on fait des réformes d’organisation et de struc­tures du sys­tème éduca­tif, oui, il sera pos­sible de réduire encore le nombre de postes en ne rem­pla­çant pas un cer­tain nombre de départs en retraite", a déclaré M. Chatel, dans un entre­tien paru sur le site inter­net du quo­ti­dien économique.

"Ma convic­tion, c’est qu’il fau­dra conti­nuer à bais­ser la part des dépenses publiques. Ce sera au can­di­dat sou­tenu par l’UMP à la pré­si­den­tielle de choi­sir la méthode", a-t-il pré­cisé à ce sujet.

Le pro­jet de bud­get 2012 pré­voit 14.000 nou­velles sup­pres­sions de postes dans l’éducation, ce qui ferait près de 80.000 sup­pres­sions de 2007 à 2012.

Concernant les évalua­tions des élèves, le ministre s’est dit "sur­pris par cer­taines critiques".

"Maintenant, je suis ouvert à toute dis­cus­sion sur la métho­do­lo­gie et je ne suis pas contre le recours à un orga­nisme indé­pen­dant. Mais notre direc­tion géné­rale de l’enseignement sco­laire n’est pas la moins bien pla­cée pour contri­buer à ces évalua­tions", a-t-il ajouté.

Dans un rap­port de sep­tembre, le Haut conseil de l’éducation (HCE) avait cri­ti­qué les évalua­tions de CE1 et CM2, vou­lues par le gou­ver­ne­ment et pilo­tées depuis 2008 par cette direc­tion, en récla­mant de "créer un dis­po­si­tif nou­veau" confié à "une agence indépendante".

Concernant la réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants, ou "mas­te­ri­sa­tion", cri­ti­quée dans de nom­breux rap­ports ins­ti­tu­tion­nels, le ministre a dit : "Je crois que nous sommes sur la bonne voie".

A la ques­tion de savoir s’il fal­lait reve­nir en pro­fon­deur sur cette réforme, M. Chatel a répondu "non, car en confiant aux uni­ver­si­tés de for­mer les ensei­gnants au niveau bac+5, la France s’est mise au stan­dard international".

Sur les rythmes sco­laires, il a affirmé que des déci­sions seraient prises "avant l’élection pré­si­den­tielle, s’il y a un consen­sus" et que "sinon, cela sera un très bon sujet de débat".

A la ques­tion de savoir si le recen­se­ment de 223.000 "décro­cheurs" entre juin et octobre 2011 n’était pas "un aveu d’échec", M. Chatel a répondu qu’"un quart d’entre eux a déjà été pris en charge par les mis­sions locales".

"Des expé­ri­men­ta­tions menées depuis deux ans dans près de treize régions (poten­tiel­le­ment 55.000 décro­cheurs) et sou­te­nues par le fonds d’expérimentation pour la jeu­nesse nous ont mon­tré qu’une réponse rapide et adap­tée dans un cadre coor­donné per­met­tait un taux de remise dans un pro­ces­sus de for­ma­tion, de réin­ser­tion, de 60%", a-t-il ajouté.

M. Chatel a encore jugé que "ce nombre de décro­cheurs veut bien dire que l’augmentation sys­té­ma­tique des moyens depuis trente ans n’a pas per­mis d’obtenir les résul­tats attendus".

Source : AFP


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