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L’enseignement catholique : une hausse record des effectifs.

lundi 31 octobre 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée le 4 octobre, l’enseignement catholique a présenté ses « défis » pour 2011-2012, parmi lesquels la suppression de 1 350 postes en 2012. Pour y parvenir, il se dit prêt à tester des mesures « structurelles ».

« La rentrée 2011 est historique pour l’enseignement catholique, qui compte 12053 élèves de plus que l’an dernier. Nous n’avions pas connu de progression aussi forte depuis vingt ans », a annoncé Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, lors de sa conférence de presse de rentrée, le 4 octobre. L’augmentation est quasi générale sur le territoire : sur les trente académies, vingt-trois voient leurs effectifs progresser, trois sont stables (Montpellier, Nancy et Toulouse) et trois perdent des effectifs (Dijon, Clermont-Ferrand et Lille). La progression des effectifs concerne le 1er degré (+1035 élèves), comme le 2nd (+9853 élèves), mais aussi l’enseignement agricole privé (+1165 élèves). L’enseignement catholique compte, à la rentrée 2011, 1981180 élèves, soit 24342 élèves de plus qu’en 2006 (hors enseignement agricole). En conséquence, « 30000 à 40000 demandes d’inscription n’ont pas été satisfaites à la rentrée », rapporte M. de Labarre.

Autre « défi » de l’enseignement catholique, outre celui des inscriptions, la suppression de 1350 postes en 2012, qui viennent s’ajouter aux 5594 postes « rendus » en cinq ans (soit un retrait de 4,3% de ses emplois). « Jusqu’à présent, les suppressions de postes ont été absorbées par le redéploiement de nos moyens entre académies et entre départements, la non-scolarisation des enfants de moins de 3 ans, l’augmentation des effectifs par classe... La seule façon de poursuivre l’effort est de prendre des mesures structurelles, que l’enseignement catholique est prêt à expérimenter », assure Eric de Labarre. Dans le cadre d’un dialogue avec le ministère de l’éducation nationale, sept pistes ont été avancées, « et deux sont déjà presque abouties », confie Yann Diraison, délégué général en charge des ressources humaines au secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) : « le développement de l’enseignement à distance pour les options rares notamment, et une gestion différente de la dotation globale horaire des établissements, annualisée. » Autres solutions envisagées : une gestion intercommunale des écoles primaires, la réduction ou le regroupement de disciplines enseignées dans les lycées professionnels, ou encore l’allègement de l’emploi du temps des élèves dans le 2nd degré. « Réduire d’une heure le temps d’enseignement permettrait d’économiser jusqu’à 15000 postes », soutient M. de Labarre. Sans oublier la piste, très polémique, de l’obligation réglementaire de service des enseignants. Celle-ci pourrait être annualisée, et non plus hebdomadaire, « pour tenir compte du fonctionnement des établissements dont le rythme de travail n’est pas linéaire sur l’année », suggère le SGEC.

Source des informations : la lettre de l’éducation


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