SPIEN

90% des jeunes enseignants ne s’estiment pas formés au handicap.

mercredi 5 octobre 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Les jeunes ensei­gnants estiment à 90% qu’ils ne sont pas for­més à l’accueil des enfants en situa­tion de han­di­cap et 45% disent ne pas bien savoir faire pro­gres­ser les élèves en dif­fi­cul­tés, selon une enquête du syn­di­cat SE-Unsa ren­due publique mardi.

Si les trois quarts d’entre eux disent "s’éclater" dans leur métier, plus des deux tiers estiment que leur for­ma­tion pro­fes­sion­nelle les a peu ou pas du tout pré­pa­rés aux réa­li­tés du terrain.

"Les réponses sur la ques­tion du han­di­cap ne nous ont pas éton­nés. En for­ma­tion ini­tiale et conti­nue, il n’y a rien. Toutes les écoles, voire toutes les classes, ont main­te­nant un ou deux élèves han­di­ca­pés et nos col­lègues ne savent pas faire. C’est une dif­fi­culté", a com­menté à l’AFP le secré­taire géné­ral du SE-Unsa, Christian Chevalier.

Pour le syn­di­cat, "les nou­veaux ensei­gnants sont très deman­deurs d’une nou­velle façon de tra­vailler", car 85% des son­dés "sou­haitent tra­vailler en équipe" et si 48% jugent les notes néces­saires, 45% pensent le contraire.

"Les jeunes ensei­gnants sont désor­mais nom­breux à s’interroger sur la nota­tion et cela m’a sur­pris", a relevé M. Chevalier. "L’appel de l’association Afev à la sup­pres­sion des notes en pri­maire a rendu ce débat de plus en plus per­ti­nent en le liant à la dif­fi­culté sco­laire", a-t-il ajouté.

L’Afev est une asso­cia­tion qui regroupe plus de 7.000 étudiants appor­tant du sou­tien sco­laire à autant d’élèves de milieux populaires.

Par ailleurs, trois quarts des ensei­gnants son­dés par le SE-Unsa disent tra­vailler plus de 40 heures par semaine (dont la moi­tié plus de 44 heures) et 68% estiment ne pas vrai­ment bien gagner leur vie.

Dès lors, et du fait de "semaines déjà fort rem­plies" selon le syn­di­cat, les trois quarts répondent par la néga­tive à la ques­tion "êtes-vous prêts à tra­vailler plus pour gagner plus ?"

Enfin, 82% se déclarent peu ou pas du tout satis­faits de la ges­tion des res­sources humaines au minis­tère, et 42% disent trou­ver les syn­di­cats "indispensables".

Enquête réa­li­sée par le Se-Unsa du 14 avril au 20 sep­tembre auprès d’enseignants du pri­maire et du secon­daire ayant au plus 12 ans d’ancienneté. 4.898 de per­sonnes ont répondu par inter­net, dont 85% de moins de 35 ans et 80% de femmes.

Source : AFP


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