SPIEN

Des masters en alternance pour améliorer la formation des futurs enseignants.

lundi 23 mai 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Des mas­ters "en alter­nance" seront créés à la ren­trée pro­chaine pour amé­lio­rer la for­ma­tion des futurs ensei­gnants, a annoncé lundi le ministre de l’Education natio­nale, Luc Chatel, lors d’une table ronde à l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise).

Le dis­po­si­tif sera lancé dans une tren­taine d’universités et huit aca­dé­mies "pilotes" dont celles de Versailles, Lille ou encore Aix-Marseille et visera "quelques cen­taines d’étudiants", selon le ministre.

Il per­met­tra à ces der­niers d’effectuer dès la qua­trième année d’études supé­rieures (mas­ter 1) un contrat d’enseignement de trois à six heures par semaine, ou bien d’occuper un poste d’assistant péda­go­gique à mi-temps, paral­lè­le­ment à leur for­ma­tion universitaire.

Les deux seront rému­né­rés, de 3.000 à 6.000 euros par an dans le pre­mier cas, 560 euros par mois dans le second, et cumu­lables avec des bourses.

M. Chatel a aussi affirmé que tous les étudiants ayant obtenu le concours cette année seront affec­tés sur "des postes fixes à temps com­plet" à la ren­trée pro­chaine, alors qu’en pri­maire nom­breux étaient cette année remplaçants.

Ces mesures s’inscrivent dans la conti­nuité de la très contes­tée réforme de la for­ma­tion des pro­fes­seurs, dite "mas­te­ri­sa­tion". Celle-ci a élevé le niveau de recru­te­ment de tous les ensei­gnants à mas­ter 2 (bac+5) et confié leur for­ma­tion aux seules uni­ver­si­tés via des mas­ters. Cette réforme s’est tra­duite par la fin de la for­ma­tion pra­tique offerte par les IUFM.

Une réforme qui, selon Luc Chatel, "n’est pas la cari­ca­ture que l’on a pu nous décrire". "Depuis son appli­ca­tion, nous n’avons pas eu plus de démis­sions d’enseignants qu’auparavant", a-t-il précisé.

Pour la ministre de l’Enseignement supé­rieur, Valérie Pécresse, égale­ment pré­sente, la réforme a été posi­tive dans la mesure où elle a per­mis de mettre en place des stages avant que les étudiants passent les concours.

Cela "per­met d’éviter les dés­illu­sions, les décep­tions et de confir­mer ou d’infirmer si l’on a bien voca­tion à ensei­gner", a-t-elle expliqué.

Ces nouvelles évolutions suscitent des réserves : une alternance digne de ce nom recouvrirait une tout autre réalité", l’ouverture de ces masters "ne résoudra pas la crise majeure que connaît aujourd’hui le recrutement des enseignants et des conseillers principaux d’éducation". Pis, "ce dispositif permettra aux recteurs de faire coup double : ils pourront pallier la pénurie chronique de remplaçants et ils réaliseront de substantielles économies, puisque les étudiants coûteront entre 10% et 50% de moins qu’un contractuel ou un remplaçant en titre"

Source :AFP et la lettre de l’éducation.


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