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Sarkozy précise qu’il ne faut pas avoir peur du changement...

dimanche 17 avril 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi aux ensei­gnants qu’il ne fal­lait "pas avoir peur du chan­ge­ment" et que face à des élèves qui changent, il fal­lait égale­ment que les méthodes d’enseignement changent.

Le pré­sident de la République s’exprimait lors d’une table ronde sur la pré­ven­tion de l’échec sco­laire, tenue dans le gym­nase du col­lège Jean Monnet de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne), au cours de laquelle il a plaidé pour "une éduca­tion natio­nale à la carte", pour répondre au mieux aux besoins dif­fé­ren­ciés des élèves.

Auparavant, M. Sarkozy, accom­pa­gné de Luc Chatel, ministre de l’Education natio­nale, avait visité l’Etablissement de réin­ser­tion sco­laire (ERS) hébergé dans ce col­lège, accueillant 9 élèves qui étaient en échec sco­laire et dont le com­por­te­ment posait pro­blème dans leurs établis­se­ments d’origine.

"J’ai beau­coup d’admiration pour le tra­vail que vous faites et comme chef de l’Etat, je suis bien conscient de l’importance du rôle que vous jouez, plus que vous ne pou­vez l’imaginer", a lancé M. Sarkozy aux ensei­gnants pré­sents autour de la table ronde et dans le public.

"En même temps, j’aimerais vous convaincre qu’il ne faut pas avoir peur du chan­ge­ment, que vous êtes au fond l’avant-garde de ce chan­ge­ment. Les élèves que vous avez changent, nos méthodes doivent chan­ger", a-t-il dit.

Selon M. Sarkozy, "il n’y a aucun ave­nir pos­sible dans l’immobilisme, dans le nivel­le­ment, dans la pau­pé­ri­sa­tion, abso­lu­ment aucun".

"Je sais qu’il y a un pro­blème qui se pose de rému­né­ra­tion pour les profs. Mais je vou­drais faire com­prendre que tout ne se résoud pas par des pro­blèmes de quan­tité, qu’il y a un pro­blème de qua­lité aussi, que face à la mas­si­fi­ca­tion, la société fran­çaise a fait le choix d’augmenter le nombre de postes. C’était sans doute néces­saire, il ne m’appartient pas de juger", a-t-il dit.

"Mais réflé­chis­sez : compte tenu des défi­cits, des pro­blèmes que nous avons, on ne peut pas faire le choix à la fois d’augmenter sans cesse le nombre et en même temps d’augmenter la rému­né­ra­tion des sta­tuts", a-t-il égale­ment affirmé.

"Je veux que les ensei­gne­ments ne perdent pas confiance dans leur mis­sion. Elle est aussi impor­tante qu’elle l’était il y a 30 ou 40 ou 50 ans. C’est un métier magni­fique dont on a besoin. J’ai conscience que les condi­tions ont pro­fon­dé­ment changé, que vous avez encore la pas­sion mais aussi beau­coup de décep­tions, que vos ini­tia­tives ne sont pas valo­ri­sées. On aura d’autres rendez-vous, je serai très pré­sent", a-t-il promis.

Au yeux de M. Sarkozy, "le rôle du chef de l’Etat, c’est faire en sorte que la com­mu­nauté éduca­tive fran­çaise n’ait pas de pro­blèmes exis­ten­tiels sur son rôle, sur sa mis­sion. Je tenais à vous le dire très sin­cè­re­ment", a-t-il conclu.

Source : AFP


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