SPIEN

Le diplôme reste une valeur sûre pour débuter une vie professionnelle.

vendredi 8 avril 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

La crise de 2008–2009 a creusé l’écart entre jeunes diplô­més et non diplô­més, les pre­miers, même tou­chés, accom­plis­sant plus faci­le­ment leurs pre­miers pas vers une vie pro­fes­sion­nelle, selon l’enquête tri­san­nuelle du Céreq, publiée jeudi.

Pour les 739.000 jeunes sor­tis du sys­tème éduca­tif au cours ou à l’issue de l’année sco­laire 2006–2007, la conjonc­ture était ini­tia­le­ment favo­rable, avec un bas taux de chô­mage, qui leur a même per­mis d’accéder plus vite à l’emploi que leurs aînés de la géné­ra­tion 2004, indique le Centre d’études et de recherche sur les qua­li­fi­ca­tions (Céreq, sous la double hou­lette des minis­tères de l’Education et du Travail).

Mais après trois ans de vie active, et une crise écono­mique appa­rue mi-2008, le taux de chô­mage de cette géné­ra­tion atteint 18%, soit quatre points de plus que dans la géné­ra­tion pré­cé­dente, selon cette enquête auprès de 25.000 jeunes menée au prin­temps 2010.

Alors que, trois ans après, le taux d’emploi était de 77% pour la géné­ra­tion 2004, il est de 72% pour la géné­ra­tion suivante.

"L’impact de la crise est visible. Il appa­raît néan­moins modéré", a com­menté pour la presse Virginie Meyer, une des ana­lystes du Céreq, en rele­vant les dis­pa­ri­tés selon les niveaux de formation.

"Le taux d’emploi oscille autour de 85% chez les diplô­més du supé­rieur — qui repré­sentent 42% de la géné­ra­tion — et reste très élevé", a-t-elle souligné.

A peine 49% des non diplô­més (18% de la géné­ra­tion) avaient un emploi en 2010, contre 70% de ceux dotés d’un diplôme du secon­daire, une dif­fé­rence de plus de 21 points, alors qu’elle n’était que de 18 points pour la géné­ra­tion précédente.

L’écart s’est encore plus creusé entre non diplô­més et diplô­més du supé­rieur, pas­sant de 32 à 37 points.

"Les non diplô­més subissent plus que les autres des tra­jec­toires d’insertion dif­fi­ciles" et, quand ils trouvent un emploi, "ils sont plus sou­vent que les autres" sur du pré­caire, de l’intérim, des CDD, autant de contrats qui sont "les pre­miers volets de l’ajustement des employeurs en période de retour­ne­ment conjonc­tu­rel", constate le Céreq.

Source : AFP


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