SPIEN

Les entretiens professionnels à deux ans et vingt ans dès mars 2011.

jeudi 24 février 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Au cours de leur carrière, les enseignants auront deux « entretiens professionnels », le premier à deux ans après leur titularisation, le second vingt ans après. Un document du ministère de l’éducation nationale adressé aux chefs d’établissement mi-janvier détaille les objectifs et l’organisation de ces entretiens, prévus dans « le pacte de carrière » annoncé en mars 2010 par Luc Chatel.

Nous avons appris fin janvier 2011 que ces entretiens étaient expérimentés depuis décembre 2010 dans quelques établissements et circonscriptions de chaque académie, en vue d’une généralisation dès mars prochain.

Outre l’absence de concertation, nous craignons que ces entretiens ne se substituent à l’actuel système de double notation (la note administrative attribuée par le chef d’établissement et la note pédagogique délivrée par les corps d’inspection). De fait, le document du ministère affirme que les « nouvelles modalités d’appréciation » de la valeur professionnelle des enseignants « se substitueront à la double notation actuellement en vigueur ». Ces entretiens à deux ans et vingt ans de carrière pourraient s’intégrer à terme, précise Josette Théophile, directrice générale des ressources humaines du ministère, dans un nouveau système concernant toute la fonction publique et prévoyant le principe d’un entretien annuel. Un décret paru le 28 juillet 2010 prévoit, à échéance le 1er janvier 2012, le remplacement du système actuel de notation des fonctionnaires par un nouveau dispositif fondé sur « l’entretien annuel avec le supérieur hiérarchique ». Dans le premier degré, ce sont les inspecteurs de l’éducation nationale qui sont appelés à mener « les entretiens professionnels », ou, par délégation, un conseiller pédagogique, « voire le directeur d’école », précise le document ministériel. Dans le second degré, le chef d’établissement ou son adjoint en sont responsables. L’entretien à deux ans visent à « vérifier la maîtrise » de l’enseignant et à « définir un éventuel accompagnement ». A vingt ans d’ancienneté, « il conviendra de l’aider à se projeter dans la deuxième partie de sa carrière », dans l’hypothèse d’une « mobilité fonctionnelle ». Ces mesures s’inscrivent dans la logique d’individualisation des carrières sur le modèle du privé.

Comme l’ensemble des responsables syndicaux, nous rejetons la conduite de ces entretiens par le supérieur hiérarchique direct.

C’est « un régime de la peur » qui risque de s’instaurer dans nos établissements.

Source des informations : la lettre de l’éducation.


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