SPIEN

Le « Dima », une nouvelle filière en alternance pour les collégiens.

mardi 18 janvier 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Le dispositif d’insertion aux métiers de l’alternance (DIMA), formation par alternance pour les collégiens de 15 ans, est confié aux centres de formation d’apprentis, mais les élèves resteront sous statut scolaire. Apprentissage junior, nouvelle mouture… Le gouvernement vient de publier au Journal officiel (daté du 1er janvier) un décret parachevant le cadrage légal du « dispositif d’insertion aux métiers de l’alternance » (DIMA), l’un des outils qui remplacent l’apprentissage junior. En 2005, après les émeutes des banlieues, le premier ministre, Dominique Villepin, annonçait l’abaissement de 16 ans à 14 ans, de l’âge minimal pour signer un contrat d’apprentissage. Devant le tollé soulevé par ce qui s’apparentait à un enterrement du collège unique, le gouvernement avait transigé sur un dispositif hydride prévoyant une découverte des métiers à 14 ans et l’apprentissage à partir de 15 ans. En 2007, élu président de la République, Nicolas Sarkozy suspendait l’apprentissage junior. En 2008, une circulaire présentait le DIMA. Une loi est votée en 2009, puis le présent décret publié. Le DIMA organise une formation par alternance destinée à faire découvrir à des collégiens de 15 ans minimum en « environnement professionnel correspondant à un projet d’entrée en apprentissage ». La durée maximale est d’une année. L’acquisition du socle commun doit rester la base d’une formation, consacrée pour moitié à des enseignements généraux. Les jeunes sont confiés à un centre de formation pour apprentis (CFA) mais demeurent sous statut scolaire. Le développement de ce type de formation par alternance se fait au détriment de la classe « découverte professionnelle six heures », dont la vocation est depuis 2004, de préparer dans le cadre du collège, le passage des élèves en lycée professionnel, et donc de les maintenir dans le service public d’éducation ? L’une des craintes évoquée avec plus ou moins de dureté par les Maisons familiales et rurales ou le Café pédagogique, est que le DIMA soit considéré comme « une filière de relégation pour des jeunes en échec scolaire ». Le ministère de l’éducation nationale assure qu’il sera « vigilant » quant à l’acquisition du socle commun par ces élèves. Mais il souligne que ceux-ci sont déjà en « pré-décrochage » et « qu’ils ont besoin de remotivation et de contextualisation des apprentissages ». Selon le ministère,7000 jeunes seraient concernés. Source des informations : la lettre de l’éducation.


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