SPIEN

Suppressions de postes : les syndicats dénoncent un « budget de pénurie ».

samedi 15 janvier 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Une journée d’action est prévue le 22 janvier, à l’initiative du collectif L’éducation est notre avenir, contre la nouvelle vague de 16000 suppressions de postes. Toutes les académies sont touchées, à l’exception de la Guyane et des collectivités d’outre-mer. Le 22 janvier, pour protester contre un « budget de pénurie », une journée nationale de mobilisation est prévue à l’initiative du collectif L’éducation est notre avenir, qui rassemble vingt-cinq organisations, dont la quasi-totalité des syndicats d’enseignants et la principale fédération de parents d’élèves. Cette journée ne se traduira pas forcément par des grèves, mais « prendra des formes variées dans les départements ». En application de la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, 16 000 « équivalents temps plein » (ETP) seront supprimés à la rentrée 2011, pour la deuxième année consécutive. Toutes les académies sont concernées à l’exception de la Guyane et des collectivités d’outre-mer, qui gagnent respectivement 97 et 110 ETP. La répartition académie par académie a été présentée le 21 décembre aux syndicats par le ministère de l’éducation nationale, à l’occasion d’un comité technique paritaire ministériel (CTPM). Un précédent CTPM, programmé pour le 17 décembre n’avait pu se tenir en raison de son boycottage par les quatre fédérations FSU, UNSA, CFDT et CGT. Dans les semaines à venir, il appartiendra à chaque recteur de décider d’une répartition par départements puis par établissements. Dans l’enseignement public seront supprimés 8967 postes d’enseignants en primaire, dont 5600 au titre d’une « résorption » de l’actuel « surnombre », 4800 postes d’enseignants en collèges et lycées et 600 postes parmi les personnels administratifs. Soit un total de 14367 postes, auxquels il faudra ajouter 1633 suppressions dans l’enseignement privé pour arriver au 16 000 annoncés. Le ministère minimise l’impact de ces coupes en mettant notamment en avant une « baisse du nombre d’élèves dans le premier degré ces prochaines années ». Selon une note du ministère du 14 septembre 2010, l’effectif d’élèves n’augmenterait que de 1500 à la rentrée 2011 dans le primaire, les effets de la vague de naissance dans les années 2000 arrivant à leur terme. Le ministère maintient ce chiffre tandis que les syndicats avancent celui de 8300 élèves. Le nombre d’élèves dans le second degré devrait augmenter de 61900 en 2011, selon le ministère. Cette hausse concerne surtout le collège (35300) et le lycée professionnel (14000). Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire déplore le « rabotage » des postes, notamment pour la scolarisation des élèves en difficulté (Rased), le remplacement et l’enseignement des langues vivantes, et prévient que « le nombre d’élèves par classe augmentera mécaniquement ». Le SPIEN est partie prenante de l’action du 22 janvier.

Source des informations : la lettre de l’éducation


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