SPIEN

Prison ferme pour un père qui avait agressé le principal d’un collège.

mercredi 17 novembre 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Le père d’une col­lé­gienne a été condamné mardi à Montauban à dix mois de pri­son, dont quatre ferme, pour avoir agressé le prin­ci­pal de l’école où sa fille est scolarisée.

Mohamed Lamaghi, jugé en com­pa­ru­tion immé­diate pour vio­lence volon­taire sur per­sonne dépo­si­taire de l’autorité publique, est reparti libre du tri­bu­nal, sa peine étant aménageable.

Son ex-épouse et mère de la col­lé­gienne, Zoubida Sarfouhi, a quant à elle été condam­née à 3 mois de pri­son avec sur­sis par le tri­bu­nal correctionnel.

Les pré­ve­nus devront ver­ser soli­dai­re­ment 1.000 euros de dom­mages et inté­rêts au prin­ci­pal, Guy Mériel.

Les parents s’étaient ren­dus le 4 novembre au col­lège Ingres, l’un des plus vieux et des mieux cotés de Montauban, où ils étaient arri­vés avec plus d’une heure de retard au rendez-vous avec le prin­ci­pal au sujet de l’exclusion de leur fille pour indis­ci­pline. Il s’agissait pour leur fille, élève de sixième, du deuxième ren­voi depuis le début de l’année.

La dis­cus­sion avait mal tourné. Selon le prin­ci­pal, les parents l’avaient frappé et insulté, le père allant jusqu’à mena­cer de fil­mer la scène avec le propre por­table de sa victime.

Selon Me Amélie Villageon, avo­cate du prin­ci­pal, celui-ci a été confronté à un "défer­le­ment de violence".

Lors du pro­cès le 9 novembre, Mme Sarfouhi a au contraire affirmé avoir été "bous­cu­lée et frap­pée" par le prin­ci­pal. De son côté, Mohamed Lamaghi a admis "que tout le monde criait et ges­ti­cu­lait" mais a nié que des coups volon­taires aient été portés.

Les parents ont dit mardi, après le déli­béré, leur inten­tion de faire appel de la condamnation.

"On est vrai­ment déçus de la jus­tice. Ce qui a joué, c’est que nous sommes des petits, des riens dans la société, et que (le prin­ci­pal) est au niveau des juges et des poli­ciers", a estimé Zoubida Sarfouhi.

Le prin­ci­pal a sou­li­gné que la vio­lence n’avait pas sa place à l’école.

"La pri­son ferme (...) cela signi­fie que c’est une faute grave lorsque des parents d’élèves viennent agres­ser le repré­sen­tant de l’Etat dans l’école. C’est comme si je n’étais pas d’accord avec ce ver­dict et que j’aille agres­ser ou cas­ser la figure aux juges", a dit M. Mériel.

Source : AFP


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