SPIEN

"Quand les profs craquent" : les enseignants toujours victimes de violence.

vendredi 12 novembre 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Des insultes, des coups, mais aussi des bombes à l’acide ou du "cyber­bul­lying", le har­cè­le­ment vir­tuel sur le web : les ensei­gnants conti­nuent à être des vic­times de la vio­lence, comme le montre un repor­tage de "Spécial Investigation" (Canal+) qui sera dif­fusé lundi.

Auteurs de l’enquête "Violence : quand les profs craquent" (52 minutes), Mathieu Sarfati et Jean-Pascal Bublex se son ren­dus dans plu­sieurs établis­se­ments dif­fi­ciles, théâtres récents de vio­lences envers le corps enseignant.

Au-delà de l’indiscipline — qui empêche de tenir conve­na­ble­ment un cours — ou des insultes, les coups ne sont pas rares, de même que le jet de bombes arti­sa­nales, fabri­qués à base d’acide et lan­cées dans les classes ou la cour.

Mais la vio­lence, que les jeunes ensei­gnants, faute de for­ma­tion, ont du mal à appré­hen­der et à affron­ter, revêt d’autres formes avec le "happy slap­ping", qui consiste à fil­mer en classe avec le télé­phone por­table une séquence où le pro­fes­seur est ridi­cu­lisé ou humi­lié, ainsi que le "cyberbullying".

Que ce soit sur les réseaux sociaux comme face­book, voire même sur des sites web spé­cia­le­ment dédiés, des ensei­gnants sont ainsi pris pour cibles par des élèves. Moqueries, cari­ca­tures ou insultes, le défou­le­ment, la plu­part du temps ano­nyme, peut avoir des consé­quences graves.

Victime d’un site de ce genre, une pro­fes­seur d’allemand livre un témoi­gnage poi­gnant : cinq ans après les faits, elle ne par­vient tou­jours pas à faire cours et s’occupe aujourd’hui d’enseignement à distance.

Le repor­tage se ter­mine sur un voyage à Montréal, au Québec, où les auto­ri­tés sont par­ve­nues à endi­guer les actes de vio­lence dans les établis­se­ments des quar­tiers sensibles.

Ainsi, dans une même classe, deux pro­fes­seurs peuvent être char­gés d’encadrer les élèves afin d’appuyer l’autorité mais égale­ment le sou­tien scolaire.

Autre ini­tia­tive en école pri­maire, res­pon­sa­bi­li­ser les élèves les plus tur­bu­lents en les nom­mant "média­teurs" : dans la cour de récréa­tion, ils sont char­gés d’intervenir dans les conflits entre élèves avant qu’ils ne dégénèrent.

Source : AFP, vousnousils.fr


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